Il n’y a rien de plus drôle qu’un objectif grand-angle; il vous permet de jouer avec la perspective et la géométrie comme aucun autre type d’objectif. C’est le compagnon par excellence pour les photos de paysage, d’architecture et d’astrophotographie.

Les capteurs Micro 4/3 existent depuis un bon bout de temps, ce qui permet aujourd’hui aux utilisateurs d’avoir un large éventail de choix en termes de qualité, de prix ou de portabilité.

Nous avons eu le privilège de tester et de comparer la plupart de ces objectifs et c’est un réel plaisir pour nous de partager cette expérience avec vous. Bonne dégustation !

Meilleurs Objectifs Grand-Angle à focale variable

Il est difficile de rivaliser avec la commodité et la polyvalence d’un objectif zoom. C’est vrai que les objectifs zooms grand-angle n’offrent pas la même flexibilité que les objectifs zooms standards; Mais ils partent d’une distance focale courte pour vous donner un champ de vision plus large.

Après avoir testé cet objectif il y’a deux ans de cela, nous en sommes très vite tombé amoureux.

La qualité optique est superbe – c’est le meilleur que l’on puisse avoir. La distance minimale de mise au point de 23 cm est constante sur toute la plage focale et le bokeh est stupéfiant.

Il souffre cependant d’un manque d’homogénéité entre le centre, les deux tiers et les bords extrêmes des images.

Si le vignetage s’observe principalement aux plus grandes ouvertures; on le ressent à peine à f/4 et encore moins à f/5,6 ou il devient quasi négligeable.

Les distorsions sont assez bien maîtrisées, même à 8 mm et les aberrations chromatiques sont quasi inexistantes. Cet objectif est excellent!

En outre, il offre un excellent rapport qualité, taille, poids et prix par rapport au M.Zuiko 7-14mm f/2.8, qui est beaucoup plus grand et beaucoup plus cher.

La qualité de construction est excellente, avec une construction 100 % métal du plus bel effet; une conception à encombrement constant et une bague de zoom large et confortable à utiliser.

Il est possible d’y visser un filtre (67 mm), et ce, malgré la présence d’une lentille frontale bombée. Un excellent choix pour ceux qui aiment photographier en longue exposition. L’AF est rapide et silencieux comme on pouvait s’y attendre.

La cerise sur le gâteau pour les vidéastes est qu’il se comporte comme un objectif para-focal (le focus est conservé sur toute la plage du zoom).

Si vous avez besoin d’une ouverture constante et lumineuse, et désirez aller aussi loin que possible, alors l’Olympus 7-14mm f2.8 Pro est la solution à votre problème.

Avec une haute qualité de construction, un encombrement constant, une conception tout temps, une touche personnalisable, le 7-14mm ne déçoit pas.  

Il dispose d’un super système pour passer en mise au point manuelle, il suffit d’actionner l’ensemble de la bague pour passer de la mise au point manuelle à l’autofocus. Et L’AF est très rapide et discret.

S’il excelle au niveau de la construction, ses performances optiques sont un peu mitigées. Les images manquent d’homogénéité entre le centre et les bords alors même que  le centre et les côtés des images sont bien piqués et fourmillent de fins détails.

On apprécie aussi beaucoup la très bonne maîtrise des distorsions et son ouverture constante de f/2,8 qui le rend parfait pour tout travail en basse lumière.

L’aspect qui m’a le plus marqué chez cet optique, c’est sa capacité de mise au point rapprochée de seulement 7,5 cm, qui fait de cette optique une solution intéressante pour les prises de vue semi-macro.

Pour ce qui est du bokeh; les flous d’arrière-plan à la plus grande ouverture ne sont pas très impressionnants, mais permettent cependant de pouvoir faire ressortir un sujet principal de son environnement.

Il est également plus grand et plus lourd que beaucoup d’autres objectifs de cette liste. Son prix est un peu élevé sans toutefois être déraisonnable. Il ne supporte pas de filtre, il faudra donc avoir recours à un adaptateur pour fixer les filtres.

Le Panasonic 7-14mm est beaucoup plus ancien que les deux modèles précédents, mais il tient assez bien la route. Le piqué et les distorsions sont équivalents à ceux du M.Zuiko et, bien que l’ouverture f/4 le rende moins attrayant pour les travaux en basse lumière ou pour l’astrophotographie, elle lui permet d’être beaucoup plus compact et léger.

Ses talons d’Achille sont les effets “parasites” que sont le ghost et le flare qui peuvent être très envahissants. En outre, cette optique n’est pas tropicalisée; ne supporte pas de filtre, ce qui veut dire qu’il faudra trouver un adaptateur. L’autofocus est cependant rapide et fiable.

Le prix est un autre avantage si vous le trouvez en neuf ou même en occasion. Sachez cependant que dans certains cas, son prix n’est pas très éloigné de celui du 8-18 mm que je trouve meilleur (à moins que vous ne vouliez une focale de 7 mm ou des dimensions plus petites).

L’objectif grand-angle le plus moins cher de cette liste. C’est aussi le plus léger et le plus compact, mais il présente quelques limites comme vous pouvez l’imaginer : pas de tropicalisation, une construction en plastique (la monture est en métal cependant) et une ouverture lente/non constante.

C’est l’un des objectifs qu’Olympus continue de livrer sans capuchon. D’un point de vue optique, le 9-18 mm se défend assez bien au centre pour ce qui concerne le piqué, mais les coins ne sont pas aussi bons que les objectifs précédents.

(Cela dit, ils ne sont pas horribles non plus.) Les distorsions sont minimes, mais l’objectif peut être très sensible aux aberrations chromatiques dans les coins. Rien à dire sur l’AF : il fait très bien son travail.

Meilleurs Objectifs Grand-Angle à focale fixe Pour Micro 4/3

Les objectifs à focale fixe ont l’avantage en plus d’offrir une qualité optique supérieure et une ouverture plus rapide, d’être plus petits. Ils n’offrent pas la polyvalence d’un zoom mais, si vous sélectionnez soigneusement les caractéristiques dont vous avez besoin, vous serez surpris du nombre d’application que vous pourriez lui trouver.

Objectifs Grand-Angle Fisheye à focale fixe Pour Micro 4/3

Puisque nous allons du plus large au plus étroit, pourquoi ne pas commencer par les objectifs fisheye ! Les fisheyes sont des objectifs ultra grand-angle conçus pour offrir une vue très large avec une distorsion caractéristique.

Personnellement, je trouve toujours ce type d’objectif difficile à utiliser. Il peut être marrant les premiers jours, mais on s’ennuie vite. C’est mon avis en tout cas. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’ils offrent un angle de vue unique que seuls les photographes créatifs savent en tirer profit.

Le 8 mm f1.8 est un objectif unique car il combine l’ultra grand-angle d’un fisheye à une ouverture lumineuse de 1,8 (une première mondiale). Ajoutez à cela les capacités de mise au point très rapprochée et il devient un outil créatif que vous devez absolument avoir dans votre sac.

L’objectif fait partie de la série Olympus Pro, ce qui signifie qu’il est tropicalisé et d’une excellente qualité de construction. Il est compact et léger, ce qui lui permet de s’adapter à la plupart des appareils photo.

 La bague de mise au point peut être actionnée pour passer instantanément de la mise au point automatique à la mise au point manuelle. La mise au point automatique est rapide et silencieux.

La qualité optique est excellente avec des résultats nets dès f1.8. Sa très grande ouverture assure une excellente polyvalence, même dans de faibles conditions lumineuses, et une relative créativité avec des effets de profondeur de champ.

Les flous d’arrière-plan à la plus grande ouverture ne sont pas impressionnants. Il faudra impérativement privilégier des distances de mise au point courtes et de grande distance entre le sujet et l’arrière-plan.

Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler un objectif bon marché, mais il est tout-à-fait unique. Si vous aimez les fisheye, il vaut la peine d’y regarder de plus près.

Si vous ne voulez pas cassez la tire-lire ou si vous êtes curieux d’expérimenter un objectif fisheye, le Samyang 7,5 mm pourrait être un excellent choix.

Il coûte moins cher et offre une excellente qualité optique. Il est également bien connu dans la communauté Micro 4/3 pour produire de bons résultats en matière de fisheye.

Il est bien conçu et solide même s’il n’est pas tropicalisé. Il n’existe pas de contacts électroniques et la mise au point se fait uniquement manuellement, même si la plupart du temps, vous n’aurez pas de problème pour garder la mise au point de votre scène étant donné la faible ouverture et la très courte focale.

Meilleurs Objectifs Super grand angle à focale fixe

Le Super gand-angle, ou l’Ultra grand-angle, est un objectif rectiligne qui offre un angle de vue de plus de 85˚ et va généralement jusqu’à environ 110˚.

Ils peuvent être utilisés pour les photos d’intérieur, les paysages urbains et l’astrophotographie, ou toute autre scène pour laquelle vous aurez besoin d’un cadrage aussi large que possible.

Le Laowa 7.5 mm f/2 MFT est le plus grand objectif rectiligne jamais conçu pour appareils photo Micro 4/3. Son ouverture de f/2 fait de lui un excellent candidat pour les prises de vue en basse lumière.

Sa compacité et sa modularité en font un candidat idéal pour la photographie aérienne (Une version ultra-légère qui ne pèse que 150g  est également disponible).

L’objectif semble solide grâce à sa structure métallique. Compte tenu de sa petite taille et de son grand angle de vue, vous devez faire attention à ne pas placer vos doigts trop près de l’élément frontal, sinon ils feront partie de votre photo !

S’il vous plaît noter que l’objectif n’a pas de connexions électroniques avec les drones / cardans et, par conséquent, aucun contrôle de l’électronique sur l’ouverture / mise au point.

L’absence de connectique à la base de l’objectif impose de travailler à ouverture réelle avec une mise au point manuelle. Elle empêche aussi l’intégration des informations de prise de vue dans les données Exif des fichiers.

La présence de 2 lentilles asphériques et 3 lentilles en verre ED (extra low dispersion) contient les aberrations pour fournir une incroyable qualité d’image dès la pleine ouverture.

L’objectif est livré avec un filtre de 46 mm qui peut donner une portabilité supplémentaire pour la photographie de paysage avec des filtres à vis.

Tout comme le 7,5 mm, le Laowa 9 mm est compact, très léger (215 g) et entièrement métallique, mais sans tropicalisions.

Doté de 15 éléments optiques répartis en 10 groupes, il intègre 2 lentilles asphériques et 3 éléments en verre à très faible dispersion, ainsi qu’un traitement Frog Eye Coating de la lentille frontale.

À l’avant, un filetage permet de monter des filtres de 49 mm de diamètre. Ici aussi, il n’y a pas de contacts électroniques.

Nous avons testé la version APS-C et le piqué est déjà parfait à partir de f2.8 d’un coin à l’autre.

Je ne doute pas qu’il fonctionnera  aussi sur les appareils photo Micro 4/3. La distorsion, l’aberration chromatique et le vignettage sont minimes.

Une fois de plus, le seul point faible est le flare, bien qu’il ne soit pas aussi envahissant qu’avec le 7,5 mm.

Le Nokton 10,5 mm ne ressemble en rien aux autres objectifs mentionnés dans cet article.

Sa super grande ouverture de f/0,95 combinée à ses capacités de mise au point rapprochée lui permettent de produire un résultat unique.

L’objectif est un peu trop mou à 0,95 pour l’astrophotographie, mais il produit de bons résultats à 1,4.

Entre autres points positifs, on peut citer sa qualité de fabrication irréprochable. Sa construction tout en métal est un réel « plus » qui tranche avec les objectifs modernes, le plus souvent en plastique. On prend plaisir à l’avoir en main.

Même si la bague de mise au point est beaucoup trop longue. C’est presque inutilisable et ce, même avec les meilleurs assistants numériques à la mise au point manuelle.

En revanche, la bague de diaphragme est très réussie. Crantée au 1/2 IL, elle est très agréable à utiliser. En outre, elle peut être débrayée pour une utilisation en vidéo. L’absence de communication entre l’objectif et le boîtier est elle aussi très handicapante.

Ce n’est pas un objectif pour tout le monde et il y a des choses que vous devez savoir. Tout d’abord, il est un peu lourd si vous prévoyez l’utiliser sur un minuscule appareil photo Micro 4/3.

Dans l’ensemble, le piqué n’est pas fameux. Très bien défini au centre avec une excellente restitution des plus fins détails, on note une perte notable dès qu’on s’en éloigne.

Les aberrations chromatiques sont aussi beaucoup trop marquées pour un objectif de ce calibre. Par contre, nous apprécions beaucoup le faible vignetage et la bonne maîtrise des distorsions.

Enfin, ce n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un objectif bon marché.

Ce Voigtländer Nokton 10,5 mm f/0,95 saura donc trouver son public auprès de ceux qui cherchent un vrai grand-angle pour leur boîtier micro 4/3, qui aiment prendre leur temps et apprécient les images douces (très douces). Ils se feront un plaisir d’utiliser cette incroyable ouverture maximale de f/0,95.

Meilleurs Objectifs Grand Angle à Focale Fixe pour Miro 4/3

Le terme ultra grand angle est généralement utilisé pour désigner des focales comprises entre 12 mm et 18 mm (équivalent 24 mm et 36 mm), avec des angles de vue compris entre 84˚and 65˚.

Il existe une vaste gamme d’objectif 12 mm; chacun avec des caractéristiques et des prix différents, et la plupart d’entre eux méritent une attention particulière.

Le Leica DG 12mm f1.4 a tout ce que l’on peut attendre d’un objectif haut de gamme.

Il se caractérise par une excellente qualité de construction avec une finition métallique et une excellente tropicalisation.

La mise au point est vive, accrocheuse et parfaitement silencieuse. La bague de mise au point, cannelée, est à la fois douce et ferme mais il faudra se contenter d’un commutateur AF/MF sur la gauche du fût.

La bague de diaphragme, quant à elle, est bien crantée, et nous apprécions tout particulièrement que la position « A » (ouverture automatique) se trouve juste avant f/1,4, ce qui est bien pratique sur le terrain.

Avant de dépenser une pareille somme sur un objectif, vous voudrez vous assurer que l’objectif offre des performances optiques correctes: une chose est sûre, c’est que le 12 mm est correct.

 Dès 1,4, il produit d’excellents résultats, c’est une optique de choix pour les adeptes de basse lumière, les mariages et l’astrophotographie. La distorsion et l’aberration chromatique ne sont pas un problème.

Le seul petit reproche en termes de qualité d’image, sur le terrain, irait pour la sensibilité au flare, qui ne correspond pas à ce qu’on pourrait attendre d’un objectif dans cette gamme de prix.

Si l’idée d’une focale fixe 24 mm vous enchante, mais vous n’êtes pas prêt à dépenser une fortune pour un Leica/ Panasonic, Olympus offre une version f2 intéressante.

 Le prix au comptoir reste encore un peu élevé à mon avis, mais l’objectif a huit ans d’âge, donc vous pouvez certainement l’avoir pour moins.

Le 12 mm f2 est le premier objectif que nous avons acheté lorsque nous avons commencé à tester des appareils photo en 2013 (suivi du 45 mm 1.8 et l’OM-D E-M5).

Il nous a bien servi pendant de nombreuses années grâce à sa conception compacte, sa bonne construction métallique, son AF rapide et ses très bonnes performances optiques.

Les coins sont un peu en retrait par rapport au centre, mais une fois qu’on atteint f2,8 ou f4, il n’y a plus lieu de se plaindre.

 La résistance au flare est bonne et à f/2, le vignettage est bien marqué mais s’estompe très rapidement dès f/2,8.

La mise au point bénéficie du très pratique système clutch. Il suffit de tirer vers soi la bague de mise au point pour passer en focus manuel et la pousser pour repasser en focus automatique. Notez qu’il est livré sans pare-soleil.

Le Samyang 12mm est une optique populaire parmi les utilisateurs d’APS-C. Pour cause, son prix et son excellente performance optique, notamment une ouverture f2 qui a fait de cet objectif un favori des astrophotographes.

Heureusement, une version à monture Micro 4/3 est également disponible !

Tout comme les produits Laowa, il s’agit essentiellement d’un objectif à mise au point manuelle sans contacts électroniques.

Ses dimensions sont suffisamment compactes, même pour les petits appareils photo Micro 4/3.

Il n’est pas tropicalisé, mais le fait qu’il intègre quelques pièces en plastiques n’enlève rien à sa qualité de construction.

La bague de diaphragme est très réussie, tout comme la bague de mise au point mécanique.

Le piqué est très bon au centre à f2 et l’objectif culmine entre f4 et f5,6. Les coins sont plus doux et il y a un peu de vignettage, mais comme les capteurs Micro 4/3 n’utilisent pas toute la surface de l’objectif, vous ne les remarquerez pas.

 La résistance au flare est bonne, la distorsion est facilement corrigée en post-traitement mais l’aberration chromatique est un peu difficile à éliminer; je dirais que c’est le point faible de cet objectif.

Si vous recherchez un objectif 24 mm bon marché, n’allez pas plus loin, le 12 mm f2.8 de 7artisans est fait pour vous.

Vous pensez peut-être que bon marché équivaut à mauvaise qualité, ce n’est pas du tout le cas !

Le piqué est vraiment bon au centre. Sur l’échantillon APS-C que nous avons testé, les coins étaient plus doux mais on le verra moins sur un appareil photo Micro 4/3 car les bords extrêmes de l’objectif ne seront pas utilisés.

Il en va de même pour le vignettage. Les aberrations chromatiques sont minimes les distorsions sont contenues.

La qualité de fabrication est bonne, mais comme vous pouvez-vous en douter, la mise au point est uniquement manuelle et il n’y a pas de contacts électroniques.

La bague de mise au point est de taille raisonnable et facile à manipuler et la bague d’ouverture est confortable mais n’indique pas toutes les valeurs d’ouverture (f11 est manquante). Notez que le bouchon en plastique ne se verrouille pas bien (du moins sur notre modèle).

Le Lumix 14 mm est le seul objectif de cette liste qui vous donne un champ de vision équivalent à 28 mm, le chouchou des photographes de paysage, de rue ou de reportage.

C’est le seul équivalent 28 mm que vous pouvez trouver dans les catalogues Panasonic/Olympus.

Petit et léger (55g), vous pouvez l’emporter partout sans difficultés. Il bénéficie d’une finition en plastique et n’est pas tropicalisé.

L’AF est rapide, mais la bague de mise au point n’est pas fameuse par rapport aux autres objectifs.

Le piqué est bon au centre. Les coins sont un peu plus doux, mais rien d’horrible.  L’objectif offre de bonnes capacités et le bokeh est agréable malgré l’ouverture. Le vignettage, les aberrations chromatiques et le flare sont bien maîtrisés

Meilleurs Objectifs Grand Angle Modéré à Focale Fixe Pour Miro 4/3

Modéré n’est pas un terme technique, mais je voulais distinguer les objectifs les moins larges de la catégorie des grands angles parce qu’ils peuvent être utilisés à d’autres fins.

Bien qu’ils soient bien adaptés à la photographie de paysage, ils sont trop étroits pour les photos d’intérieurs, l’astro-photographie ou l’architecture si votre objectif est de capturer la scène dans sa globalité.

En revanche, si vous vous focalisez sur des zones spécifiques du cadre, ils peuvent bien aller car ils offrent tous une excellente qualité optique.

Ces objectifs sont également très populaires pour la photographie de rue, de mariages, de reportages et de portraits d’environnement.

Le Leica DG 15mm est une optique particulière avec a un angle de vue bizarre de 72˚ mais une qualité optique stupéfiante. En fait, je dirais que c’est l’un des meilleurs de la liste.

La qualité optique de ce 15 mm est assez bonne sans pour autant être exceptionnelle. L’objectif procure le meilleur de lui même de f/2,8 à f/8. Entre ces ouvertures, les images sont bien détaillées et surtout homogènes du centre jusqu’aux bords.

Au-delà de f/8, la diffraction fait son apparition. En dessous de f/2,8, aux plus grandes ouvertures, le piqué (la sensation de netteté) baisse et on observe un décalage entre le centre et les bords des images.

L’optique vignette peu. Le phénomène devient négligeable dès f/2,8. Enfin, les distorsions sont très discrètes.

Cette ouverture maximale de f/1,7 permet de photographier sans souci en basse lumière à main levée et sans devoir trop monter dans les ISO.

Elle permet aussi d’obtenir de beaux effets de profondeur de champ pour faire ressortir un sujet principal par rapport à son arrière-plan.

La résistance au flare est excellente, le vignettage et la distorsion sont assez limités, mais vous rencontrerez une certaine aberration chromatique à l’ouverture la plus rapide dans les scènes à fort contraste et en contre-jour.

L’objectif est extrêmement petit, léger et compact. Il est équipé d’une bague de diaphragme manuelle crantée au 1/3 d’IL qui assure une très bonne sensation à l’usage d’ouverture (malheureusement, il ne fonctionne qu’avec les appareils Panasonic), d’un commutateur MF/AF et d’une construction en métal. L’AF est vraiment rapide et doux. Il ne lui manque que la tropicalisation.

Conçu pour les appareils photo au format APS-C, le Sigma 16 mm fait partie de ces objectifs gand-angle qui offre un angle de vue peu commun, avec une excellente qualité optique a un prix attractif.

L’objectif souffre néanmoins d’un manque d’homogénéité entre le centre, les 2/3 des images et les bords extrêmes, assez important et présent à toutes les ouvertures : un défaut assez peu gênant pour un appareil photo Micro 4/3.

Grâce à une distance de mise au point assez proche et à une grande ouverture, on peut obtenir des effets de profondeur de champ marqués et de beaux bokehs.

On observe très peu de distorsion et d’aberration chromatique aux plus grandes ouvertures, ainsi que très peu de flare.

Sa conception est prévue pour affronter des conditions de prise de vue délicates (humidité, poussières) avec un système de mise au point interne et un joint d’étanchéité au niveau de la baïonnette.

Enfin, nous avons la taille, qui est peut-être le seul élément qui risque de vous dissuader si vous recherchez une solution compacte.

Lorsque nous avons comparé le 17mm 1.8 au 15mm 1.7 de Panasonic/Leica, nous sommes arrivés à la conclusion que ce dernier était préférable pour de nombreuses raisons au vue la proximité des prix. Mais aujourd’hui, l’objectif d’Olympus coûte moins cher et mérite donc d’être mentionné.

Le piqué offre une homogénéité remarquable aux grandes ouvertures, même s’il reste inférieur à celui du 15 mm ou du 17 mm 1.2 Pro. Pour tirer des images « sharp » de cet objectif, il faudra se restreindre à f/4 ou f/5,6.

La résistance au flare est très bonne, mais vous rencontrerez une certaine aberration chromatique aux plus grandes ouvertures quand le contraste est élevé. Il y a un peu de distorsion.

Son principal avantage est sa conception très compacte, j’adore la bague de mise au point fluide et agréable à l’usage que l’on trouve sur de nombreux objectifs Olympus.

La qualité de construction, 100% métal assure et donne confiance. Il n’y a simplement rien à redire là-dessus.

Seul bémol, il n’est pas tropicalisé et ici aussi, le capot n’est pas inclus dans la boîte. Mais tant que le prix reste bon marché, ça vaut la peine d’y penser.

Si vous êtes prêt à payer ce qu’il faut pour avoir le meilleur objectif dans ce champ de vision, le 17 mm 1.2 Pro est fait pour vous.  

Cet objectif remplit toutes les conditions sauf celle de la compacité, mais on ne peut pas vraiment en vouloir aux concepteurs étant donné ses caractéristiques.

Les performances de ce 17 mm sont très bonnes. L’objectif jouit pour commencer d’un très beau comportement général avec un piqué qui augmente progressivement à mesure que l’on ferme le diaphragme pour atteindre son apogée aux ouvertures moyennes (f/2,8 à f/5,6) avant de rebaisser tout aussi progressivement jusqu’à f/16.

Le bokeh est également très agréable, avec une excellente séparation des sujets. La distorsion est très bien contrôlée, de sorte que l’objectif peut être utilisé pour des photos d’architecture sans aucun problème.

Il peut y avoir un peu de flare, de vignettage et d’aberration chromatique à l’ouverture la plus grande, mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Comme pour tous les objectifs Pro, la qualité de construction est superbe, avec une étanchéité totale aux intempéries, une bague de mise au point agréable et un système de bascule en mise au point manuelle et une touche programmable.

Bien sûr, il coûte plus cher, mais ça vaut la peine d’y penser si vous voulez le meilleur.

Objectifs Zoom à Focale Standard

Les objectifs zoom standard, qu’ils soient de qualité supérieure ou en kit, commencent à 12 mm ou 14 mm. Vous bénéficiez d’un angle de vue équivalent à 24/28 mm, ce qui vous donne beaucoup de souplesse si vous vous intéressez aux paysages ou à l’architecture.

Bien sûr, vous n’obtiendrez pas la vue extrême que des focales plus courtes peuvent offrir, mais vous aurez une plus grande portée lorsque vous zoomez. Mon préféré est l’Olympus 12-40mm f2.8 Pro, l’un des objectifs que j’ai le plus utilisé depuis que je l’ai acheté en 2014.

Il y a aussi un Panasonic/Leica 12-60mm f2.8-4, ainsi qu’un excellent objectif Lumix G 12-60mm f3.5-5.6 en kit. Des zooms plus petits / moins chers sont également disponibles (14-42mm, 12-32mm).

Il y a aussi le Panasonic 10-25mm f1.7. Il commence à 10mm (équivalent 20mm), ce qui vous donne un angle de vue plus large que les autres zooms standards. Il est grand, lourd et coûte très cher, mais les critiques font l’éloge de sa qualité optique.