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Il y a quelque chose de magique dans le fait de photographier des animaux sauvages en hiver.

C’est le meilleur moment de l’année pour profiter de la beauté de la lumière naturelle. Les jours sont plus courts et le soleil descend plus bas pour illuminer les motifs complexes à l’intérieur des glaciers.

Si les oiseaux migrateurs sont désormais loin de nos côtes, nous voyons affluer de fascinants visiteurs d’hiver tels que les jaseurs, les oies et les cygnes.

Avec la chute des températures, la nourriture devient plus rare. Les animaux et les oiseaux affamés deviennent plus faciles à approcher.

La qualité de la lumière est particulière en hiver, on ne la retrouve à aucun autre moment de l’année. C’est le moment de braver le froid pour explorer les possibilités qu’offre la photographie en basse lumière.

Les jours sont plus courts, mais le soleil reste suffisamment bas pour permettre de prendre des photos toute la journée. Pour obtenir de meilleurs résultats, il est important de se focaliser sur l’heure dorée.

Les douces lumières hivernales associées à la neige fraîche créent une combinaison magique. Sortez tôt pour faire le tour des différents sites.

Cherchez le meilleur angle de prise de vue et faites attention à la direction de la lumière.

La lumière qui tombe sur le sujet permet d’éclairer le sujet de manière uniforme. Cependant, le contre-jour permet souvent de produire une image beaucoup plus évocatrice et constitue un excellent moyen de renforcer l’atmosphère.

La lumière est beaucoup moins intense en hiver et les contrastes moins perceptibles, ce qui devrait permettre de déterminer plus facilement la meilleure exposition. Vérifier régulièrement votre histogramme.

L’un des inconvénients de la photographie en contre-jour est le halo qui apparaît autour du sujet. C’est ce qu’on appelle l’éclairage périphérique. C’est un excellent moyen de mettre en valeur les formes et les silhouettes.

Les animaux à fourrure se prêtent particulièrement bien à cet exercice.

Les oiseaux en plein vol peuvent aussi offrir un excellent spectacle du fait de la lumière dorée qui transperce leurs ailes et leur donne un aspect translucide.

En jouant avec l’exposition, vous pouvez obtenir des résultats spectaculaires.

Lorsque vous éclairez votre sujet à contre-jour, recherchez des zones d’ombres contre lesquelles vous placerez votre sujet, ensuite sous-exposez de trois diaphragmes.

Les ombres seront fortement sous-exposées et apparaîtront noires, seul l’éclairage périphérique restera visible.

Silhouettes
les nuages couvraient le soleil, ce qui m'a permis de l'inclure dans le cadre. Canon EOS-1D X, 500mm, 1/8000sec à f/5, ISO 1000

1. Capturez la silhouette des animaux

L’hiver est la meilleure saison de l’année pour capturer les silhouettes, car à l’aube et au crépuscule le ciel est fascinant.

Une bonne silhouette doit être simple et graphique. Le sujet doit être immédiatement reconnaissable.

Les oies et les cygnes sont d’excellents sujets pour la photographie d’oiseaux en plein vol. Pour photographier des oiseaux en plein vol, il est particulièrement important de bien faire la mise au point.

Une zone de mise au point suffisamment grande facilitera le suivi des oiseaux, il sera encore plus facile de le faire avec un arrière-plan dégagé et discret.

Ça permet également de composer les images dans l’appareil photo, sans avoir à changer de zone de mise au point. Pour capturer un oiseau isolé ou une volée plus importante, le zoom vous offrira une plus grande polyvalence.

Plutôt que de cadrer serré, gardez un œil sur l’opportunité d’inclure plus de la scène dans le cadre, car les images de ce type racontent une histoire plus complète et sont donc souvent plus intéressantes qu’un simple portrait.

L’un des aspects les plus délicats de la photographie de silhouettes est la détermination de la bonne exposition.

Passez en mesure spot et prenez une mesure de la zone la plus lumineuse du ciel. Vous obtiendrez ainsi une bonne exposition qui pourra vous servir de base pour travailler.

Ensuite, vous pourrez augmenter cette exposition en fonction de la luminosité, mais d’1 IL tout au plus. Plus le ciel est lumineux, plus il faudra augmenter l’exposition.

Si par contre le ciel est nuageux et que le lever de soleil apparaît en demi-teinte, il ne sera peut-être pas nécessaire d’ajouter de la compensation.

Si vous prévoyez d’inclure le soleil dans le cadre, attendez qu’il soit suffisamment proche de l’horizon ou qu’il soit masqué par une fine couche de brume, de brouillard ou par l’eau.

2. Capturer le mouvement

Malheureusement, l’hiver n’est pas toujours synonyme de ciel clair, de lumière dorée et de peu de glace.

Très souvent, la lumière est morose et terne, mais ne vous découragez surtout pas, car un ciel couvert est une excellente occasion de tester le flou de mouvement.

Plusieurs facteurs entrent en jeu lorsqu’il s’agit de capturer avec succès le mouvement d’un sujet en déplacement.

Pour cela, il est primordial d’utiliser la bonne vitesse d’obturation.

Il n’existe pas de formule toute faite pour déterminer la vitesse d’obturation, car tout dépend de la vitesse et de la distance du sujet, ainsi que du degré de flou que vous souhaitez avoir.

Le passage en mode priorité à l’obturation vous permettra d’expérimenter différentes vitesses d’obturation et de trouver celle qui donne les meilleurs résultats.

Une vitesse d’obturation située entre 1/15 sec et 1/60 sec constitue un bon point de départ. Mais il est important d’expérimenter. Prenez le maximum de photos jusqu’à obtention du résultat souhaité.

Photographiez en rafales, car chaque prise de vue aura une exposition différente.

N’hésitez pas à laisser libre cours à votre créativité. Une vitesse d’obturation de plus d’une seconde ou un mouvement intentionnel de l’appareil peuvent produire des résultats inattendus.

Pour photographier des volées d’oiseaux, il est préférable d’utiliser une vitesse d’obturation très lente.

Le mouvement des oiseaux et leurs battements d’ailes apparaissant comme des coups de pinceau sur une toile.

Pour ce qui est de la planification et de la détermination des points d’observation, vous aurez plus d’opportunités en travaillant dans votre localité.

photographier-faune-hiver
J'ai photographié vers une zone d'ombre pour faire ressortir la respiration à contre-jour. Canon EOS-1D X Mark II, 500mm, 1/1250sec, à f/5.6, ISO 800

3. Trouver un poste d’observation

Pour profiter des opportunités qui s’offriront à vous, il est important que vous preniez le temps de connaître intimement vos différents sites.

Visitez le site à plusieurs reprises et vous apprendrez rapidement comment se comporte votre sujet et comment la lumière change au courant de la journée.

Étudiez attentivement la scène, ainsi que la direction de la lumière, et vous commencerez très rapidement à visualiser le type de photo que vous pourrez prendre.

Il ne vous reste plus qu’à attendre les meilleures conditions météorologiques pour obtenir les meilleurs résultats.

Au niveau local, vous avez les parcs et les lacs. La faune qui s’y trouve est généralement habituée aux humains.

Généralement, une nuit froide accompagnée d’un ciel clair est souvent suivie d’une aube brumeuse qui offre des opportunités spectaculaires pour des images sombres et évocatrices.

Ces matins, les lacs des parcs sont souvent recouverts d’une brume épaisse, qui confèrent une certaine ambiance aux images d’oiseaux sur l’eau.

Les réserves humides sont d’excellents endroits que vous pouvez explorer pendant l’hiver.

Non seulement elles sont accessibles, mais en plus la plupart d’entre elles disposent d’abris spécialement conçus à cet effet.

Nombre de ces lieux abritent des migrateurs hivernaux tels que les cygnes chanteurs et les cygnes de Bewick, ainsi que les oies aux pieds roses.

S’il y a un endroit à ne jamais négliger, surtout en hiver, c’est votre propre jardin.

Installer une table à manger avec de la nourriture pour oiseaux, ainsi que quelques perchoirs bien placés sont un excellent moyen d’attirer et de photographier les oiseaux de jardin.

4. L'équipement

Outre des vêtements d’hiver chauds et des accessoires utiles (et discrets) tels que des sacs à dos, le choix des objectifs est crucial.

Pour photographier des sujets tels que les oiseaux de jardin et d’autres animaux hivernaux, une longue focale est indispensable.

Au moins 400 mm sont nécessaires pour la plupart des sujets.

Si vous disposez d’un objectif plus court, vous pouvez utiliser un téléconvertisseur pour augmenter la longueur focale, sauf que vous perdrez au moins 1 IL.

Je recommande d’utiliser un objectif grand angle. Ce choix peut sembler étrange pour la photographie animalière. Mais si vous avez la possibilité de vous rapprocher de votre sujet, un objectif grand angle peut aider à montrer l’animal dans son contexte et offrir une perspective nouvelle et intéressante.

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5. Pourquoi cette image est réussie

J’ai capturé ces cygnes chanteurs (ci-dessus) juste au moment où le soleil se couchait. La lumière était faible, mais le ciel était clair en ce soir d’hiver.

Le fait que le soleil soit perceptible dans l’image laisse présager que la vitesse d’obturation était suffisamment rapide pour figer les oiseaux.

La brume près de l’horizon atténue l’intensité des rayons de soleil, ce qui m’a permis de capturer la couleur du soleil sans sous-exposer le reste de l’image.

J’ai utilisé un téléobjectif pour zoomer en arrière afin de capturer les oiseaux dans leur environnement.

Heureusement, les cygnes sont bien séparés les uns des autres. Les arbres encadrent les oiseaux et dirigent l’œil du spectateur dans l’image.

Le contraste entre le ciel chaud d’hiver et les teintes bleues des arbres couverts de neige est captivant.

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6. Effet high-key

La morosité du climat associé au manque de lumière en hiver créer les conditions parfaites pour réaliser des effets high-key.

L’essentiel, c’est de faire simple. En pleine neige, ciblez un sujet dans l’ombre, puis exposez à droite pour garder les tons blancs et éviter la sous-exposition.

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7. L'heure bleue

Durant la brève période entre le jour et la nuit, celle précédent le lever du soleil ou celle suivant le coucher du soleil, la température de la lumière se refroidit et le ciel se remplit presque entièrement d’un bleu plus foncé que le bleu ciel du jour. C’est ce qu’on appelle « l’heure bleue ».

Les photos prises à ce moment de la journée ont un effet cathartique. Gardez une sensibilité ISO élevée, car les niveaux de lumière sont faibles.

oiseau_hiver

8. Effet low-key

L’effet low-key est particulièrement réussi lorsqu’il est combiné à un éclairage en contre-jour.

Tout d’abord, trouvez une scène avec un arrière-plan sombre, puis essayez de sous-exposer jusqu’à trois stops.

L’image sera ainsi fortement sous-exposée, de sorte que seul l’éclairage périphérique sera visible.

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9. Privilégiez la simplicité

La simplicité est souvent la clé d’une image réussie. Essayez de débarrasser votre image de tout encombrement et restez concentré sur le flou d’arrière-plan autant que possible. Vous pourrez ainsi séparer votre sujet de son environnement, ce qui créera une impression de profondeur.

lapin_hiver

10. Intégrez l'environnement

Le fait de photographier un sujet dans son environnement naturel pendant l’hiver permet de raconter une histoire.

L’hostilité du climat hivernal créé un sentiment de solitude et d’insécurité.

Lorsque vous photographiez une chute de neige, testez différentes vitesses d’obturation, car elles modifient considérablement l’aspect de la neige.

Comment obtenir de superbes images d'oiseaux en plein vol

1) Utilisez la priorité à l’ouverture et sélectionnez une vitesse d’au moins 1/1000sec afin de figer le mouvement de l’oiseau.

2) Ajustez les réglages ISO en fonction de la quantité de lumière disponible. N’hésitez pas à augmenter la sensibilité ISO en cas de faible luminosité, car il est toujours possible de réduire le bruit en postproduction.

3) Élargissez la zone de mise au point afin de disposer d’une plus grande marge d’erreur lors du suivi du sujet.

volée_oiseaux

4) Passez en mode continu avec entraînement à grande vitesse. Cela vous permettra de photographier en rafales

5) Faites un essai et vérifiez l’histogramme. Observez attentivement la partie droite du graphique. S’il y a un écart, il faudra augmenter l’exposition.

6) Lorsque vous photographiez des oiseaux sur fond de ciel, vous pouvez être emmené à augmenter la compensation d’exposition positive. Augmentez l’exposition jusqu’à ce que l’histogramme se rapproche de la droite.

7) Lorsque vous suivez votre sujet, essayez d’effectuer le panoramique le plus fluide possible et suivez la vitesse de l’oiseau.

8) Soyez toujours prêt à photographier et essayez d’anticiper les mouvements des oiseaux. Plus vous passerez du temps à observer vos sujets, plus ça deviendra facile.

9) Essayez d’éclairer votre sujet en contre-jour pour créer une silhouette imposante. Le ciel coloré d’hiver offre l’arrière-plan parfait.

10) Expérimentez le mouvement. Adoptez une vitesse d’obturation lente et effectuez un panoramique avec les oiseaux pour créer une sensation de mouvement et d’énergie.

Jouez avec les vitesses d'obturation

Ces deux images de barge à queue noire en plein vol montrent à quel point la différence entre une vitesse d’obturation rapide et une vitesse d’obturation lente peut être spectaculaire.

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La première a été prise à une vitesse de 1/250sec, ce qui a permis d’obtenir une image assez nette et distincte des oiseaux.

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La deuxième photo a été prise à une vitesse beaucoup plus lente de 1/10sec pour créer une image abstraite qui révèle le mouvement et l’énergie de la volée.

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