Le marché des appareils photo à focale fixe est peut-être une niche un peu particulière, mais c’est dans ce marché que vous trouverez les meilleurs appareils photo que vous puissiez achetez.

On retrouve des capteurs qui vont de l’APS-C au plein format; conçus pour fonctionner avec  leurs objectifs ( des équivalents 28-75 mm), pour une qualité d’image optimale.

Dans ce segment du marché, on retrouve à la fois des modèles de poche dépourvus de viseur et des modèles dotés d’un viseur électronique ultra-haute résolution.

On observe également des écarts impréssionnants entre les prix. Le Fujifilm XF10 est disponible pour moins de 500 €, tandis que le Sony Cyber-shot DSC-RX1R II se vend à plus de 4 000 €.

fujifilmx100V

Fujifilm X100V

Le Fujifilm X100F, c’est l’équilibre parfait entre qualité d’image, design et prix. C’est le cinquième modèle de sa série. Il est conçu autour d’un grand capteur au format APS-C et d’une focale fixe de 23 mm équivalent au très classique 35 mm.

Le capteur de 26.1 Mp génère des fichiers Raw flexibles, mais c’est l’excellent processeur X-Processor 4 issu de l’hybride X-T3 qui est la star du show. Le gain de puissance est bien identifiable avec un autofocus très réactif. Le démarrage passe tout juste en dessous de la seconde, c’est presque parfait.

Le X100V est doté d’un bon nombre de paramètres manuels et de réglages disponibles. Citons par exemple la gestion manuelle de l’ouverture située sur l’objectif.

La caractéristique qui affecte le plus l’expérience utilisateur est le superbe viseur hybride optique/électronique, qui procure une expérience unique.

Le X100V offre une qualité d’image à la hauteur de sa classe et de son élégance. Ce n’est pas encore un appareil photo particulièrement rapide, mais son autofocus est plus rapide que celui des modèles précédents.

La qualité d’image est la grande force du X100V. L’objectif, bien qu’il ne soit pas très bon en photo rapprochée, la pleine ouverture est d’une netteté impressionnante. En RAW, le rendu est tout à fait acceptable, avec une plage dynamique pour jouer en post-production, mais c’est surtout en jpeg que le rendu est impressionnant.

La vidéo, en revanche, est loin d’être le point fort du X100V. Au-delà des limites de l’enregistrement vidéo avec un appareil photo à focale fixe équivalent 35 mm, la vidéo est limitée à 1 080 p et ne donne qu’un contrôle limité sur l’autofocus.

Un viseur hybride, combiné à des commandes bien organisées et une excellente qualité d’image, rendent cet appareil photo fascinant.

Le X100F offre une qualité d’image à la hauteur de sa classe et de son élégance. Cette dernière version bénéficie d’une amélioration considérable des performances, qui la rende agréable à utiliser.

Si vous recherchez un appareil photo plus compact – et un objectif plus large ne vous inquiétez pas – il y a le GR III de Ricoh.

Le Ricoh GR III est équipé d’un capteur de 24 Mpx et d’un objectif F2.8 équivalent à 28 mm le tout dans un boîtier incroyablement compact et bien construit. Son interface reste raffinée, mais cependant hautement personnalisable, l’ajout d’un écran tactile et d’un autofocus à détection de phase en fait le plus performant des GR à ce jour.

Bien qu’incroyablement petit, le GR III se comporte bien grâce à des commandes bien placées, des options de personnalisation flexibles et un écran tactile réactif. Cet écran tactile facilite plus que jamais la mise au point, mais également la navigation et le zoom en liveview. La poignée arrondie est de bonne taille pour une utilisation facile d’une seule main.

L’introduction de la détection de phase permet au GR III d’effectuer une mise au point rapide et précise lorsque les conditions d’éclairage sont bonnes, mais il ralentit considérablement lorsque la luminosité baisse. Mis à part la mise au point automatique en basse lumière, le GR III est très performant, même si l’autonomie de la batterie reste très décevante avec un CIPA de 200 clichés par charge.

Le capteur de 24 Mpx du GR III reste très performant en termes de résolution et de performances en basse lumière. Les fichiers RAW sont particulièrement impressionnants, bien que nous ayons toujours quelques réserves au sujet des couleurs ternes en JPEG. L’objectif à la formulation revue est d’une netteté impressionnante et la stabilisation de l’image vous permet de descendre en toute sécurité à une vitesse d’obturation d’environ 1/10 de seconde sans problème.

Le GR III n’est pas très bon en vidéo. Pas de 4K, mais surtout un mode Full HD qui, s’il progresse légèrement pour offrir une cadence 60 p, ne propose toujours aucun mode haut vitesse pour les ralentis et aucun contrôle sur les paramètres d’exposition, en outre il engendre toujours un léger recadrage dans l’image. Il n’y a aucun moyen de brancher un microphone ou un casque. En termes simples, si c’est la vidéo que vous recherchez, ce n’est pas l’appareil qu’il vous faut.

Le Ricoh GR III offre aux photographes plus de contrôle manuel, ainsi qu’une qualité d’image compétitive, tout en se glissant facilement dans une poche.

La faible autonomie de la batterie, sa focale fixe et ses faibles performances en vidéo n’en font pas un appareil photo pour tout le monde. Mais ça reste une offre intéressante pour les photographes de voyage, les photographes de rue et les photographes occasionnels.

Le XF10 est un appareil photo bon marché, à la mode et très compact, capable d’offrir une grande qualité d’image grâce à son grand capteur APS-C de 24 Mpx et son objectif fixe F2.8 équivalent 28 mm.

Le Xf10 est équipé d’une gamme variée de commandes qui permettent de prendre facilement le contrôle de vos photos. En plus des boutons personnalisables, vous pouvez assigner des fonctions aux balayages directionnels de l’écran tactile.

Son autofocus est dans la moyenne, avec des résultats identiques à ceux du Ricoh GR III en basse lumière et un peu moins bons en pleine lumière. La fonction ‘snap-focus’ règle l’objectif sur une mise au point prédéterminé, mais ce n’est pas la façon la plus précise de travailler.

La qualité d’image du XF10 est superbe. Il produit une très belle qualité d’image en Jpeg jusqu’à 3200 ISO et l’objectif est également très net malgré sa taille compacte. Les modes de simulation de films sont un des atouts des appareils Fujifilm, même si le XF10 manque certains de nos profils préférés des autres modèles.

Si Fujifilm y a placé un mode 4K, limité à 15 i/s, sa qualité n’incite vraiment pas à en faire usage. On ne peut malheureusement pas dire mieux de l’enregistrement en Full HD à 60p dont les résultats sont plus que médiocres.

Il ne surpasse pas la qualité du GR III, que nous avions déjà jugée assez mauvaise. Nous recommandons d’utiliser uniquement la mise au point manuelle car l’autofocus entraîne des effets de pompage avec des pertes de mise au point à répétition.

Le XF10 récompense les photographes avec une excellente qualité d’image, mais les punit avec des performances médiocres et une mise au point automatique tout simplement peu fiable. Mais il est indéniable qu’il s’agit d’un appareil photo attrayant, compact et bon marché.

Pour les photographes plus expérimentés et patients ou ceux qui souhaitent utiliser la fonction Snap Focus, le XF10 est une option valable. Pour ceux qui recherchent une expérience fiable, il est préférable de regarder ailleurs.

La série dp Quattro de Sigma propose une véritable refonte dans la conception des capteurs multicouches Foveon. On retrouve quatre appareils photo dans la gamme dp, toutes identiques à l’exception de leurs objectifs, qui ont des focales de 14mm, 19mm, 30mm et 50mm (soit l’équivalent de 21mm, 28mm, 45mm et 75mm).

Dans la série Quattro de Sigma, très peu de choses suivent la tradition. Chacun des quatre boîtiers abrite un unique capteur multicouche Foveon, de taille APS-C, qui utilise trois couches pour détecter les informations de couleur. Ce capteur capture une image pleine résolution de 19,6 millions de pixels dans la couche supérieure, les deux couches inférieures capturent chacune 4,9 MP d’information.

Á l’extérieur, la série Quattro est également unique. Deux molettes supérieures et un écran de 3 pouces de 920 000 points, mais son ergonomie va certainement rebuter ceux qui sont habitués aux reflex numériques et aux appareils photo hybride plus petits. Malgré le design peu orthodoxe de la série Quattro, ça reste à première vue un appareil photo assez sympa et pas si facile à manipuler qu’il en a l’air.

Le système de mise au point est minimaliste, avec neuf points AF et une détection de visages destinée exclusivement au mode single-shot AF.

La série Quattro n’offre aucune option vidéo. Aussi originales qu’elles le sont, les appareils photo de la série Quattro ne conviennent pas à tout le monde ; l’adoption du format DNG permet d’avoir un choix plus large de convertisseurs Raw, mais la gamme dynamique et les performances ISO sont limitées (également : AF rudimentaire et pas de vidéo).

Cependant, ceux qui sont à la recherche d’une expérience unique avec la technologie des capteurs Foveon couplée à un design original apprécieront l’expérience utilisateur que la série Sigma dp Quattro a à offrir.

Le Sony Cyber-shot RX1R II est un appareil photo compact équipé d’un capteur plein format 42MP et d’un objectif F2 à focale fixe de 35 mm. Même si cet objectif à focale fixe est suffisamment grand pour l’empêcher de se glisser facilement dans la poche de votre jeans, il est capable de résultats extraordinaires.

Il faut quand même noter que ça fait bizarre qu’un appareil photo de ce prix et de ce calibre ne dispose pas de 4k et d’un écran tactile.

Les molettes du RX1R II sont bien assorties et faciles à manipuler quand vous avez l’œil fixé sur le viseur de haute résolution, il est également assorti d’un lot de commandes personnalisables.

Le design est séduisant et les commandes bien rangés, mais il n’y a pas vraiment d’accroche à proprement parler – il est possible d’améliorer le confort de la prise en main grâce à l’onéreuse poignée WGA-1 de Sony. Il est aussi équipé d’un viseur électronique rétractable et d’un écran LCD orientable (mais pas tactile).

L’autofocus et le suivi du RX1R II sont superbes, il dispose du même système à détection de phase à 399 points que le Sony a7R II. L’Eye-AF est particulièrement utile pour photographier les personnes, et il fonctionne avec une précision et une fiabilité remarquables.

Cependant, la façon dont les touches sont disposés sur l’ RX1R II, fait de la sélection manuelle des collimateurs une expérience délicate. La vitesse de prise de vue en continu est de cinq images par seconde, mais en RAW, les temps d’écriture sur les cartes sont assez longs.

Enfin, vous aurez probablement besoin d’une ou de trois batteries de rechange. L’autonomie de la battérie est vraiment médiocre. Elle s’évalue à 220 clichés, mais il faudra s’attendre à moins, surtout en période de froid.

La qualité d’image est excellente. Un processeur JPEG sophistiqué assure une bonne rétention des détails sans bruit à des ISO élevé, et les fichiers Raw offrent une quantité impressionnante de plage dynamique. L’objectif est très net au centre même à des ouvertures plus larges, bien que les coins aient tendance à être en retard dans la netteté.

Le RX1R II n’est pas vraiment conçu pour être l’appareil photo incontournable du vidéaste. L’ergonomie est mal adaptée à la capture vidéo et elle n’offre pas d’enregistrement 4K ni de stabilisation optique. Cependant, le suivi AF en vidéo, particulièrement lorsqu’on utilise la détection de visages, est excellent et la stabilisation d’image numérique fonctionne bien sans trop de déformation.

Le Sony Cyber-shot RX1R II propose une qualité d’image exceptionnelle dans un boîtier compact et solide. Le viseur rétractable et l’écran orientable sont bienvenus, en outre l’abondance de commandes externes montre à suffisance qu’il s’agît d’un appareil photo suffisamment personnalisable.

Les points négatifs sont une interface utilisateur non raffinée, de longs temps d’écriture de fichier et une autonomie plutôt médiocre.

Cependant, si vous recherchez une bonne résolution, une excellente plage dynamique et des performances d’autofocus précises dans un boîtier compact, le RX1R II est unique.

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