Photographier son époque est une tâche passionnante! A la manière d’un reporter, traquez le beau, l’original, l’éphémère et témoigner des grandes causes du moment.

Avec un matériel simple et performant, devenez le photographe du quotidien et archivez vos images pour apporter votre contribution à la postérité!

Les jeunes photographes ont une tendance naturelle à imiter leur aîné. C’est ainsi que qu’ils recherchent les endroits préservés de l’ancien temps, avec l’espoir de retrouver dans leurs tirages un peu des sensibilités.

Ce n’est pourtant pas le meilleur chemin à emprunter pour suivre ces artistes : en leur temps, ils conjuguaient la photo au présent, vivaient le paris tel qu’il était, avec ces bons et mauvais côtés du moment.

Photographier son époque est un état d’esprit. Avoir toujours l’œil au aguets et être toujours prêt à déclencher sont des conditions essentielles pour ne rien rater : changements de la mode féminine, quartiers promis à destruction, tendance du design automobile, évolution du paysage urbain, témoignages de la vie quotidienne et de ses aléas, chamboulement sociaux

… les sujets sont partout, et presque toujours à portée d’objectif ! D’où l’obligation d’avoir toujours son matériel avec soi, pour réagir instantanément à l’évènement.

Pas de chef-d'œuvre sans lumière d'exception !

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 Aussi importante que le cadrage et composition, la lumière est l’élément qui donne – et renforce- l’ambiance d’une photo. En plus d’être belle, la lumière doit correspondre au sujet et à la teneur du message à véhiculer.

Bannissez par exemple la grisaille sur les photos de monuments ou le temps estival quand il s’agit de faire ressortir la détresse des sans abri.

A défaut de trouver immédiatement la lumière idéale, revenez plusieurs fois sur le site de prise de vues : c’est souvent par négligence que les meilleures photos sont ratées !

Témoigner de son époque laisse du temps pour perfectionner les moindres détails des images : orientation de la lumière, température de la couleur, adéquation avec le sujet…

La lumière nocturne est-elle aussi soumise à des critères de qualité. Contrairement à l’idée répandue, ce n’est pas en pleine nuit qu’on fait les meilleures photos nocturnes : c’est à la tombée du jour, quand les lumières de la ville s’allument sous le ciel coloré du crépuscule.

Profitez de l’heure qui suit le coucher du soleil pour rechercher les plus belles couleurs, et opposez –leur les tons criards des éclairages publicitaires et autres sources lumineuses bariolées.

Il existe tout de même un période ù l’on peut photographier avec succès en pleine nuit : juste après la pluie, quand les éclairages de la ville et les phares de voitures se reflètent sur le macadam.

Là l’ambiance est vraiment magique et souligne au passage la surconsommation énergétique actuelle : incontournable dans un reportage sur notre époque !

En photo d’intérieur, privilégiez toujours la lumière du jour quand elle est suffisante. Pour déboucher les ombres et réduire les contrastes violents, utilisez un réflecteur blanc ou argenté.

Éventuellement, un éclair de flash en fill-in donne un résultat proche, mais sans l’ambiance naturelle offerte par le réflecteur. Quand la lumière artificielle domine, les films couleur donnent des résultats trop typés pour un rendu naturel (forte dominante rouge orangé).

Là encore, l’clair de flash en fill-in est d’une grande utilité : il rééquilibre les premiers plans avec les films lumière du jour et laisse les arrière-plans orangés donner l’ambiance. Comme l’arrière-plan est ici exposé en pose lente, fixez l’appareil sur trépied pour supprimer les risques de bougé.

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