Dans l’inconscient du photographe, la « grande ouverture du diaphragme » représente l’aptitude d’une optique à faire face à toutes les situations quelles que soient les conditions de lumière, couplée à la possibilité de gérer harmonieusement les flous d’arrière-plan. Hélas, si elle peut beaucoup, elle ne peut pas tout. Essayons d’y voir plus clair.

Photographier lorsque l’éclairement de la scène est abondant est une situation couramment rencontrée. Dans ce cas, les paramètres d’expositions sont typiquement aux alentours de 1/250s, f/8, 400 ISO et tous les appareils photo, à objectifs inter-chargeable ou non, sont adaptés à la situation. Les photo obtenues sont bien exposées et reflètent correctement l’ambiance de la scène réelle.

Lorsque la lumière baisse, tout se complique : la vitesse d’obturation chute, l’ouverture de diaphragme augmente et la sensibilité ISO grimpe. Tout cela pour conserver les bons paramètres d’exposition de l’image.

Parmi ces trois paramètres indépendants, l’un trouve plus rapidement ses limites que les autres, il s’agit de l’ouverture de diaphragme. C’est normal puisqu’il est constitutif de l’objectif et lorsque l’ouverture maximale de l’optique est atteinte, il n’est pas possible de faire arriver plus de lumière sur le capteur autrement qu’en augmentant le temps d’exposition ou la sensibilité ISO.

optiques lumineuses

1. Utiliser une optiques lumineuses

La lumière passe au niveau des lentilles qui constituent la formule optique de l’objectif. Pour que la quantité de lumière qui traverse l’objectif soit plus importante, il est évident que la solution passe par une augmentation du diamètre des lentilles qui, de façon directe, entraîne une hausse des dimensions et du poids de l’objectif.

Moyennant cela, cette quantité de lumière plus importante évite d’avoir recours très vite à une vitesse d’obturation très faible, qui pourrait être synonyme de flou de bougé. La nécessité d’augmenter la sensibilité ISO avec une inévitable montée du bruit est retardée aussi.

Il est facile de comprendre l’intérêt d’une ouverture de diaphragme aussi grande que possible : la photographie de spectacle, les prises de vues à la lumière des bougies… tout semble envisageable.

ouverture

2. Ouvrir le diaphragme

C’est avec les ouvertures plus grandes que f/2,8 que l’on commence à parler de grandes ouvertures. Cette frontière est arbitraire et pas optique, puisqu’il n’y a toujours qu’un IL entre f/2,8 et f/2 (comme entre f/4 et f/2,8) e non pas le gouffre au quel on pourrait s’attendre en raison de l’embonpoint pris par les optiques lumineuses.

Cette frontière est plutôt technique et liée à la limite de luminosité raisonnable de zooms : f/2,8. N’oublions pas qu’un zoom est un compromis et, même s’il a pris la place des focales fixe dans beaucoup de four-tout des photographes actuels, il ne peut pas tout.

À partir de f/2, les focales fixes retrouvent pleinement leur raison d‘être. Du reste, il est plus simple de fabriquer une optique à focale fixe performante et ouvrant à f/2 que d’intégrer les mêmes caractéristiques (focale, luminosité et qualités optique) à un zoom, même sans contrainte de coût.

3. Pour quels sujets ?

Spontanément, on présuppose que l’utilisation la plus naturelle des focales lumineuses est la photo à focales lumineuses est la photo à main levée dans les ambiances faiblement éclairées.

C’est juste, mais un peu réducteur. L’effet de la grande ouverture sur l’image, et cela que la lumière soit forte ou faible, concerne la faible profondeur de champ. S’ouvre alors tout un champ des possibles (portrait, macro, paysage, etc.) qui fait vraiment de ces optiques un choix à privilégier lors d’un achat pour améliorer un équipement.

Un petit 35 mm f/1,8 complète parfaitement, et à moindre frais, un zoom 18-55 mm/3,5-5,6 monté sur un reflex APS-C. Il rendra service lorsque la lumière viendra à manquer ou pour les portraits en lumière naturelle de la famille.

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