La lumière du petit matin déclenche souvent des envies d’images. Elle est douce, chaude et le faible angle d’inclinaison du soleil donne des contre-jours dont il est tentant de tirer parti. Or, qui dit contre-jour dit transparence des matières, des végétaux, mais aussi contraste important entre les zones lumineuses.

Pour peu que l’on soit en forêt, la frondaison filtrera le soleil et ne laissera que quelques rais lumineux tomber sur la fleur. On se retrouvera alors face à une situation difficile à gérer.

C’est là qu’intervient le flash. L’accessoire peut apporter l’appoint de lumière qui diminuera le contraste de la scène, ou fournir un éclairage général qui rendra l’image plus plaisante. Car le sujet comme son environnement méritent d’être bien éclairés.

Utilisez un flash, c'est mieux que rien

Utiliser le flash intégré en sous-exposant l’éclaire pour le rendre indétectable ou presque est une solution lorsque la distance du sujet à l’appareil est assez importante. Mais sa puissance est faible et il ne portera pas très loin.

C’est un outil de dépannage qui permet de sauver une image lorsqu’on ne dispose pas d’autre solution d’éclairage ou qu’elles sont restées à la maison et que la photo a surgi là, devant nos yeux.

Un flash cobra placé dans la griffe apportera plus de puissance que le flash intégré, mais l’un comme l’autre produiront une lumière plate et sans relief du fait de leur positionnement dans l’axe optique.

Un flash annulaire est un moyen simple et surtout peu encombrant pour réduire le contraste excessif d’une scène photographiée en gros plan ou pour ajouter un peu de lumière au pied d’une fleur dans un sous-bois.

Ces flashes, situés dans l’axe optique, gommeront les ombres du sujet, mais en feront apparaître d’autres, par projection sur l’arrière-plan des ombres des obstacles rencontrés par l’éclair. Pour un éclairage de qualité, il faut décaler le flash de l’axe optique.

Déporté l'éclairage

Décaler la direction de la lumière de l’axe optique est une bonne idée pour faire surgir du relief et améliorer la perception volumique de l’image (lui donner du modelé).

Pour répondre à cet impératif, la solution la plus simple est de tenir le flash d’une main en positionnant sur le côté et de déclencher de l’autre, mais si cette posture d’équilibriste est adaptée au reportage, mieux vaut dans notre cas utiliser un accessoire pour fixer le flash à l’appareil tout en le gardant décalé de l’axe optique.

On peut utiliser une barrette supportant un ou deux flash (type Macrostand de Manfrotto) ou bien un flexible muni d’une rotule pour orienter le flash au mieux, si l’appareil est sur pied. La fixation du flexible sur le trépied put se faire à l’aide d’un clamp, qui enserre une des jambes.

Toutefois, il est préférable de désolidariser le flash de l’appareil photo en le fixant sur des mini pieds de hauteurs différentes pour s’adapter au sujet et à la vision désirée (plongée contre-plongée…).

Diffusez la lumière

boîte à lumière pliante

Les ombres produites sont d’autant plus fortes que la source est ponctuelle et éloignée du sujet. On gagne alors à approcher le flash du sujet (d’où l’intérêt de le dissocier de l’appareil photo) et augmenter la taille de la source lumineuse.

Les accessoiristes proposent des solutions plus ou moins évoluées et parfois compliquées pour augmenter la taille de la source lumineuses. Leur efficacité est variable…

Le diffuseur lumiquest, bien connu des portraitistes devrait être fourni avec tous les flashs. Il a fait ses preuves et reste utilisable à main levée.

Des diffuseurs existent pour tous les flashs même les flashs intégrés. Ils sont pratiques à emporter, peu coûteux, ne prennent pas de place et se déplient d’un geste.

Les modèles les plus grands sont plutôt destinés à une utilisation du flash sur pied, car l’augmentation de l’encombrement est vraiment préjudiciable à la mobilité.

Si vous n’avez qu’un réflecteur circulaire blanc ou argenté ou même un diffuseur translucide, vous pouvez aussi utiliser pour améliorer l’éclair du flash. Envoyez l’éclair sur le réflecteur, qui le renverra vers votre sujet.

C’est efficace et simple à mettre en place. Avec le diffuseur, il suffit de flasher à travers le panneau translucide pour voir immédiatement la taille de la source lumineuse augmenter.

Un autre accessoire, habituellement utilisé avec un flash de studio, peut trouver sa place en macro : la boite à lumière. Comme le terrain de jeu des photographes de macro n’est pas toujours leur jardin, il faut privilégier les modèles pliants qui ne prennent pas trop de place.

Un modèle de 50-60 cm de diamètre sur un parapluie et adapté au flash cobra est le meilleur compromis. Tenu à la main, posé au sol, ou fixé sur un trépied lumière, ce diffuseur apportera à votre scène un éclairage de qualité.

Utilisez plusieurs sources d'éclairage

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Il importe avant tout de ne pas privilégier l’éclairage du sujet aux dépens de celui de son environnement. Un seul flash débouchera les ombres, mais si vous souhaitez vraiment mettre en place un éclairage satisfaisant, il faut passer par l’utilisation de plusieurs unités.

Pour commencer, et ne pas se perdre dans des problèmes techniques, deux flashs suffissent : un pour le sujet, un autre pour le fond.

Le tandem idéal n’existe pas. Deux cobras ? Un flash annulaire et un cobra ? À vous de choisir selon votre pratique.

Ensuite, au fur et à mesure des nouvelles images qui germeront dans votre esprit, il sera toujours temps d’ajouter un flash pour le fond voir d’autres flashs pour éclairer les plans moyens situés entre votre sujet et l’arrière-plan.

Mais sachez qu’avec deux sources, les possibilités d’éclairage sont déjà nombreuses.

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