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Dans ce comparatif, nous vous proposons une demi-douzaine d’objectifs macro très populaires sur le marché.

Bien que cet article soit destiné aux utilisateurs de Nikon, cinq des six objectifs que nous vous proposons appartiennent à d’autres marques, et peuvent donc être utilisés sur n’importe quel autre appareil photo. Voici les six meilleurs objectifs macro pour utilisateur de Nikon.

Tamron 90mm f/2.8 VC (Modèle F017)

Tokina AT-X 100mm f/2.8 PRO

Laowa 100mm f/2.8 2× Ultra Macro

Nikon F 105mm f/2.8 VR

Sigma 105mm f/2.8 EX OS

Irix 150mm f/2.8

Bien évidemment, ces six objectifs ne sont pas représentatifs de tous les objectifs macro ! D’autres objectifs seront ajoutés au fur et à mesure. J’ai juste voulu publier ceux que j’avais déjà testés pour le moment.

Le Nikon 200 mm f/4 et le 70-180 mm f/4,5-5,6 ; par exemple ; sont sans doute plus appropriés pour certains usages, plus particulièrement lorsque vous devez rester éloigné de votre sujet (même s’ils présentent quelques inconvénients, comme le prix et le poids). 

Si vous pensez avoir besoin de l’un de ces objectifs, n’hésitez pas à vous le procurer.

Il se peut que vous soyez aussi intéressé par notre guide sur les meilleurs objectifs Canon pour macro ou encore par les meilleurs objectifs macro micro 4/3 

Specifications

Commençons par examiner les spécifications de ces six objectifs macro.

Tamron 90mm Laowa 100mm Tokina 100mm Nikon F 105mm Sigma 105mm Irix 150mm
Rapport de reproduction
1:1
2:1
1:1
1:1
1:1
1:1
Nombre de lentilles/groupes
14, 11
12, 10
9, 8
14, 12
14, 12
12, 9
stabilisation
Oui
Non
Non
Oui
Oui
Non
autofocus — interne
Oui
Partiel
Non
Oui
Oui
Oui
mise au point manuelle
1/2 tour
1/3 Tour
3/4 Tour
2/3 Tour
1/3 Tour
3/4 Tour
Construction
plastic & métal
métal
plastic
Métal
Plastic
Métal
Problèmes de compatibilité autofocus
L'autofocus ne fonctionne pas bien sur la série Z de Nikon
Mise au point manuel
L'autofocus ne fonctionne pas sur la série Z de Nikon ou sur les reflex numériques sans moteur de mise au point.
Aucune incompatibilité
Aucune incompatibilité
mise au point manuelle
Compatibilité avec le "Focus Shift" de Nikon
Oui sur reflex; Non sur Nikon Z
Non
Non
Oui
Oui
Non
CPU Chip
Oui
Non
Oui
Oui
Oui
Oui
poids
600 g
638g
490g
720g
735g
831g
Longueur × Diamètre
115×79mm
155×72mm
95×73mm
116×83mm
126×78mm
135×87mm
Prix

Les deux objectifs les plus complets sont le Nikon F 105mm f/2.8 VR et le Sigma 105mm f/2.8 OS. Ces deux objectifs disposent d’une stabilisation d’image, de la fonction Focus Shift/ focus stacking de Nikon ; et l’autofocus est également compatible avec tous les appareils photo Nikon, y compris ceux de la série Z.

Le Tamron 90 mm f/2,8 VC est un peu moins nanti que ces deux précédents compères en termes de caractéristiques.  Il conserve toutefois la stabilisation d’image, mais perd la compatibilité autofocus et la fonction Focus Shift/ focus stacking de Nikon.

Le Tokina 100 mm f/2.8 est le suivant sur la liste. L’appareil n’est pas équipé de stabilisation d’image, mais il est possible de profiter de l’autofocus lorsqu’il est utilisé sur un reflex numérique doté d’une mise au point automatique.

Sur les appareils photo tels que ceux des séries D3X00 et D5X00 de Nikon ainsi que ceux de la série Z, la mise au point est uniquement manuelle.

En outre, contrairement aux objectifs Canon, Sigma, Nikon et Tamron, le Tokina ne dispose pas de mise au point interne ; lorsque vous effectuez une mise au point rapprochée, le barillet s’étend considérablement, ce qui facilite l’infiltration de l’eau et de la poussière.

Les deux autres objectifs – Laowa 100mm f/2.8 2× et l’Iris 150mm f/2.8 – n’ont pas du tout d’autofocus. Le Laowa est en fait un objectif sans CPU – du moins dans la monture Nikon – en d’autres termes, il ne fournit pas de données EXIF et ne permet pas de modifier l’ouverture via l’appareil photo (uniquement via la bague d’ouverture de l’objectif). L’Irix est équipé d’une puce CPU. 

Cependant, le Laowa offre un grandissement plus élevé, allant jusqu’à 2:1.

En termes de prix, je dirais que les objectifs Tokina et Sigma sont les meilleurs ; tandis que les objectifs Nikon et Irix coûtent un peu trop chers (je dis cela en tant que personne qui utilise avec plaisir le Nikon 105 mm depuis près de dix ans). 

Mais chacun de ces objectifs mérite sa place dans votre sac photo, tout dépend de vos priorités.

objectif_macro_nikon

Rapport de reproduction

Cinq des six objectifs macro ci-dessus revendiquent un grandissement maximal de 1:1, tandis qu’un seul (le Laowa 100 mm) revendique un grandissement maximal de 2:1. 

Cependant, ce n’est pas tout à fait exact ; la plupart de ces objectifs dispose d’un grossissement plus important qu’ils ne le disent ! 

Voici des exemples d’images non recadrées montrant le véritable grandissement maximal de chaque objectif :

objectif_macro_nikon

Comme vous pouvez le constater, la plupart des objectifs macro  » 1:1  » peuvent faire une mise au point beaucoup plus rapprochée que celle qui est déclarée. (Dans l’image ci-dessus, un objectif à grandissement exact 1:1 capturait 36 mm). 

La plus grande surprise est le Nikon F 105mm f/2.8 VR, pour lequel j’ai mesuré un grandissement maximal de 1,09×, soit un grandissement de 1,09:1. Vous pouvez également constater l’énorme différence de grandissement avec un objectif macro 2:1 comme le Laowa.

La différence entre un grandissement de 1,01× (sur le Tokina) et un grandissement de 1,09× (sur le Nikon) vaut-elle la peine de s’inquiéter ? Pas vraiment.

C’est bien que le Nikon puisse faire la mise au point un peu plus près en cas de besoin ; mais la différence est suffisamment faible pour que vous puissiez recadrer un peu sur la Tokina pour obtenir un champ de vision similaire à celui du Nikon.

En pratique, il faudrait recadrer une image de 24 mégapixels du Tokina à environ 20,5 mégapixels pour obtenir le même champ de vision que celui du Nikon. Les différences entre les autres objectifs (à l’exception du Laowa) sont encore moindres.

C’est quand même agréable de voir qu’il y a des entreprises qui déclarent leurs caractéristiques à la baisse plutôt que de recourir à la méthode la plus courante.

Distance de travail

La distance de travail est un concept important en macrophotographie, c’est la distance physique entre l’avant de votre objectif et votre sujet. 

Une distance de travail plus grande est toujours une bonne chose en macrophotographie. Elle permet de rester loin du sujet, réduisant ainsi le risque de le faire fuir ou de bloquer la lumière.

Plus vous renforcez la mise au point, plus vous devez vous rapprocher du sujet, et donc moins, vous aurez de distance de travail. Les accessoires de travail tels que les pare-soleil réduiront également la distance de travail.

Même si les objectifs macro que je compare aujourd’hui ont tous une longueur focale d’environ 100 mm (à l’exception de l’Irix 150 mm f/2.8), leurs distances de travail sont très différentes en raison de leurs constructions. 

Voici une représentation de la distance de travail que j’ai mesurée après avoir mis au point chaque objectif de manière identique à un grossissement de 1:1 :

objectif_macro_nikon

Ces différences peuvent être plus subtiles que vous ne l’imaginez, mais ça compte quand même sur le terrain. Voici un classement par distance de travail décroissant à un grandissement de 1:1 :

  1. Irix 150mm f/2.8 : 17,5 cm
  2. Nikon 105mm f/2.8 : 15,4 cm
  3. Sigma 105mm f/2.8 : 14.6 cm
  4. Tamron 90mm f/2.8 : 14.0 cm
  5. Tokina 100mm f/2.8 : 11.5 cm
  6. Laowa 100mm f/2.8 : 10.0 cm

Notez que, la distance de travail du Laowa 100mm f/2.8 est indiquée pour un grandissement de 1:1, mais cet objectif fait en réalité la mise au point jusqu’à 2:1. Au grandissement de 2:1, la distance de travail du Laowa est de 7,9 cm.

Parmi ces six objectifs, l’Irix 150 mm f/2.8 offre la meilleure distance de travail – ce qui n’est pas surprenant compte tenu de sa longueur focale. Cependant, elle n’est pas si grande que ça. Les objectifs Nikon, Sigma et Tamron disposent d’une distance de travail presque égale à celle de l’Irix, malgré leurs focales plus courtes.

objectif_macro_nikon

Piqué - Mise au point rapprochée

Les objectifs macro sont connus pour la qualité de leur optique, mais cela ne veut pas pour autant dire qu’ils sont tous parfaits. 

Lesquels de ces objectifs macro sont les plus nets et les plus doux ? Nous allons les passer en revue.

Tout d’abord, je commencerai par une distance de mise au point rapprochée avec un grandissement de 1:2. 

Je ne montre ci-dessous que les recadrages à partir de l’ouverture maximale, car le comparatif serait trop long si j’incluais tous les diaphragmes. Cependant, je prendrai en compte la plage d’ouvertures dans les prochains tests. 

Les images présentées ci-dessous sont des images de 700×700 qui n’ont pas été redimensionnées provenant d’une image originale de 45 mégapixels. 

Je vous recommande de cliquer dessus pour voir les versions 700×700 en taille réelle.

Centre, ouverture maximale, mise au point rapprochée :

Tamron-Close-Center-f2-8-300x300
Tamron 90mm f/2.8 VC
Tamron-Close-Center-f2-8-300x300
Laowa 100mm f/2.8 2×
Tokina-Close-Center-f2-8-300x300
Tokina 100mm f/2.8
Nikon-Close-Center-f2-8-300x300
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Sigma Close Center f2 8 300x300 1
Sigma 105mm f/2.8 OS
Irix-Close-Center-f2-8-300x300
Irix 150mm f/2.8

Vous pensez peut-être que l’image de la Tokina est un peu floue, car elle présente des aberrations chromatiques longitudinales. 

Cependant, lorsque j’ai fait une mise au point un peu plus rapprochée pour minimiser l’aberration, le piqué a considérablement diminué.

J’ai donc choisi le collimateur qui maximise le piqué, même au détriment de certaines aberrations. Il en va de même pour le Nikon, même si les aberrations chromatiques ne sont pas aussi fortes.

Parmi ces six objectifs, les Tamron, Irix, Laowa et Sigma sont extrêmement nets . Le Nikon est légèrement en retrait, et le Tokina l’est encore plus. Toutefois, compte tenu de l’ampleur de ces recadrages, aucun n’est vraiment mauvais.

Note technique : Même si l’ouverture maximale de ces objectifs est de f/2,8, l’ouverture effective lorsque j’ai pris les photos ci-dessus était de f/4,2.

Cela s’explique par le fait que l’ouverture effective de l’objectif se réduit à des distances de mise au point rapprochées comme 1:2. C’est ce qu’on appelle parfois l’effet soufflet. 

Même si l’ouverture semblait être à f/2,8, tout est dans l’image – y compris la diffraction, les capacités de collecte de la lumière et la profondeur de champ – se comportait comme si j’étais à f/4,2. 

Si vous téléchargez les photos ci-dessus, vous remarquerez peut-être que les métadonnées indiquent entre f/2,8 et f/4,2 selon l’objectif ; mais il s’agit simplement d’une différence dans ce que l’objectif a communiqué à l’appareil photo ; dans les six cas, l’ouverture effective était la même : f/4,2. Pour plus d’informations, voir le numéro F sur Wikipedia.

Voyons maintenant les performances de ces six objectifs.

Coins , ouverture maximale, mise au point rapprochée :

Tamron 90mm f/2.8 VC
Tamron 90mm f/2.8 VC
Laowa 100mm f/2.8 2×
Laowa 100mm f/2.8 2×
Laowa 100mm f/2.8 2×
Tokina 100mm f/2.8
Laowa 100mm f/2.8 2×
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Laowa 100mm f/2.8 2×
Sigma 105mm f/2.8 OS
Irix 150mm f/2.8
Irix 150mm f/2.8

L’ordre a beaucoup changé cette fois-ci. Voici comment je les classerais du plus net au plus flou :

  1. Laowa
  2. Tamron
  3. Nikon
  4. Tokina
  5. Irix
  6. Sigma

La bonne nouvelle, c’est que même les objectifs les moins performants offrent encore un bon rendu, étant donné que l’ouverture maximale se trouve dans le coin le plus éloigné de l’image. 

Puisqu’il s’agit d’objectifs macro et que la distance de mise au point est courte, c’est exactement ce que je veux !

Cette fois, les deux premiers objectifs – le Laowa et le Tamron – sont quasiment senblable en termes de piqué ; mais je donne un léger avantage au Laowa en raison de son absence d’aberrations chromatiques (bien que le Tamron soit un peu plus lumineux, car il présente moins de vignettage).

Les deux objectifs suivants, le Nikon et le Tokina, sont un cran en dessous. Ils sont tous les deux comparables en termes de piqué, mais le Tokina présente un vignettage et une aberration chromatique nettement plus importants. Je n’hésiterai pas à utiliser l’un ou l’autre.

Enfin, l’Irix et le Sigma présentent des problèmes de flou très similaires : un peu de perte de détails. Ils sont nettement inférieurs aux autres objectifs macro de ce test, mais je ne pense pas qu’ils soient mauvais.

Dans l’ensemble, en tenant compte du piqué au centre et dans les coins, le Tamron 90 mm VC f/2.8 est probablement l’objectif le plus net. Suivi de près par le Laowa 100 mm f/2.8 2×.

Le moins performant est assurément le Tokina, surtout qu’il présente plus de vignettage et d’aberration chromatique que tous les autres objectifs. 

L’Irix et le Sigma présentent également quelques limites, même s’ils gèrent mieux les aberrations chromatiques et le vignettage.

Voyons maintenant les distances de mise au point les plus éloignées.

Piqué - Distances non macro

En plus des tests macro, j’ai également effectué des tests avec un tableau à une distance d’environ  4 mètres. 

Comme précédemment, je ne montre dans ce comparatif que les prises de vue à f/2,8. Les images ci-dessous sont des recadrages de 700×700 d’une version originale de 45 mégapixels.

Centre, f/2.8, distance de mise au point non macro :

Tamron 90mm f/2.8 VC
Tamron 90mm f/2.8 VC
Laowa 100mm f/2.8 2×
Laowa 100mm f/2.8 2×
Tokina Far Center f2 8 300x3002 1
Tokina 100mm f/2.8
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Sigma 105mm f/2.8 OS
Sigma 105mm f/2.8 OS
Irix 150mm f/2.8
Irix 150mm f/2.8

Ces images ont toutes l’air similaires à mes yeux. Je dirais que les Laowa, Tokina, Sigma et Irix sont à égalité, avec une légère baisse de piqué pour le Tamron et une autre légère baisse pour le Nikon. Mais tous ces appareils sont excellents.

Voyons si les coins révèlent des différences plus importantes.

Angle, f/2.8, distance de mise au point non-macro :

Tamron-Far-Corner-f2-8-300x300
Tamron-Far-Corner-f2-8-300x300
Laowa-Far-Corner-f2-8-300x300
Laowa
Tokina-Far-Corner-f2-8-300x300
Tokina 100mm f/2.8
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Sigma 105mm f/2.8 OS
Sigma 105mm f/2.8 OS
Irix 150mm f/2.8
Irix 150mm f/2.8

Cette fois, certaines différences sont claires. Je les classerai comme suit :

  1. Tamron et Laowa (ex aequo)
  2. Tokina
  3. Sigma
  4. Nikon et Irix (ex aequo)

Même les images ex aequo ne sont pas identiques. Par exemple, l’image Nikon semble un peu floue et l’aberration chromatique est assez marquée, tandis que l’image Irix est plus étalée – cependant, je n’arrive pas à déterminer laquelle des deux est la meilleure.

Quoi qu’il en soit, on note une baisse assez importante entre les trois objectifs les plus performants (Tamron, Laowa et Tokina) et les trois plus flous (Sigma, Nikon et Irix). Mais, comme précédemment, même la plus floue de ces images est tout à fait utilisable.

L’une des choses les plus intéressantes à noter est la nette amélioration du Tokina par rapport à ses performances en gros plan. Il y a moins d’aberration chromatique et plus de piqué, au point que le Tokina est passé du pire objectif à l’un des meilleurs.

Je dois également accorder beaucoup de crédit au Laowa 100 mm f/2.8. 

Il offre une conception optique unique qui passe à un grandissement 2× plutôt que 1×, et pourtant il vient en seconde voir première position en termes de piqué. 

Bravo à Venus Optics (la société derrière Laowa) pour la façon dont ils ont réussi à atteindre cet objectif.

Bokeh et aberration chromatique

Le piqué n’est pas la seule caractéristique optique qui compte sur un objectif. Si l’on considère que ces six objectifs sont tous destinés à la macro, je dirais que leur bokeh (c’est-à-dire la qualité du flou d’arrière-plan) est encore plus important. Donc, dans les images ci-dessous, prêtez attention aux zones hors champ.

Pendant que vous y êtes, recherchez également les aberrations chromatiques. On remarquera que sur la plupart des objectifs disponibles sur le marché, on retrouve des aberrations chromatiques au niveau du flou. 

Les zones floues deviennent vertes, tandis que les zones floues situées devant deviennent magenta. Lorsque j’ai pris les photos ci-dessous, j’ai choisi un sujet avec beaucoup de reflets spéculaires afin d’exagérer ces franges de couleur. 

Portez une attention particulière aux zones qui ne sont que légèrement floues sur le tire-bouchon en métal, et cliquez pour voir en plein écran si vous êtes sur un PC.

Tamron 90mm f/2.8 VC
Tamron 90mm f/2.8 VC
Laowa 100mm f/2.8
Laowa 100mm f/2.8
Tokina 100mm f/2.8
Tokina 100mm f/2.8
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Nikon F 105mm f/2.8 VR
Sigma 105mm f/2.8 OS
Sigma 105mm f/2.8 OS
Irix 150mm f/2.8
Irix 150mm f/2.8

Vous remarquerez peut-être que deux de ces objectifs – le Laowa et l’Irix – ne présentent apparemment aucune aberration chromatique. Cela s’explique par le fait que ces objectifs ont tous deux une conception apochromatique, destinée à minimiser les franges de couleur en arrière-plan. 

C’est une caractéristique dont je suis un grand fan, et j’espère que nous la verrons sur d’autres objectifs à l’avenir. Les photos du Laowa et de l’Irix sont les meilleures. (Irix n’affirme pas directement que le 150mm f/2.8 est apochromatique ; il y a un tout petit peu de franges de couleur dans l’image ci-dessus, mais elle est assez proche de la perfection pour que je ne me gêne pas pour l’appeler apochromatique).

Parmi les quatre objectifs non apochromatiques, j’ai un faible pour le bokeh du Tamron, tandis que je trouve que le bokeh du Tokina est le moins agréable ; il est un peu trop chargé. 

Mais les préférences en matière de bokeh sont subjectives, je vous recommande donc de regarder attentivement les images par vous-même pour déterminer celles que vous préférez.

Ensuite, regardons de plus près les reflets spéculaires hors foyer lorsque l’ouverture est réduite, car les ouvertures plus étroites sont très courantes en macrophotographie. Voici quelques images à f/11 :

Tamron 90mm f/2.8 VC at f/11
Tamron 90mm f/2.8 VC at f/11
Laowa 100mm f/2.8 at f/11
Laowa 100mm f/2.8 at f/11
Tokina 100mm f/2.8 at f/11
Tokina 100mm f/2.8 at f/11
Nikon F 105mm f/2.8 VR at f/11
Nikon F 105mm f/2.8 VR at f/11
Sigma 105mm f/2.8 OS at f/11
Sigma 105mm f/2.8 OS at f/11
Irix 150mm f/2.8 at f/11
Irix 150mm f/2.8 at f/11

Aucun des objectifs n’est parfait cette fois-ci. Vous pouvez voir un « anneau » clair autour du point culminant spéculaire inférieur dans les six images ci-dessus. C’est peut-être le plus subtil autour du Nikon et de l’Irix, mais pas de beaucoup.

De plus, le Laowa se distingue par sa forme polygonale très claire plutôt qu’un cercle (généralement) plus souhaitable. C’est en partie une bizarrerie de l’objectif Laowa que je testais.

Pour une raison quelconque, les différentes versions du Laowa 100mm f/2.8 ont un nombre différent de lames d’ouverture. J’ai testé la version Nikon F-mount, qui n’a que sept lames de diaphragme.

La version Canon EF en a neuf, et les versions Sony, Nikon Z et Canon R en ont toutes treize. Il est possible que le bokeh soit plus lisse sur ces versions de l’objectif Laowa 100 mm f/2,8.

Résumé et recommandations

Après avoir testé ces six objectifs macro, j’ai été assez surpris de constater que l’objectif dont l’optique m’a le plus impressionné était l’un des moins chers :

le Laowa 100 mm f/2,8 2× Ultra Macro. Il est à égalité avec le Tamron 90 mm f/2,8 VC pour l’objectif le plus net des six, et il bat largement le Tamron en termes de franges de couleur dans le flou d’arrière-plan.

Sans oublier que le Laowa va jusqu’à un grossissement de 2:1, alors que les cinq autres objectifs se limitent à 1:1 – un défi beaucoup plus difficile à relever en matière de conception d’objectifs.

Cependant, il y a deux problèmes significatifs avec le Laowa qui m’empêchent de le recommander sans réserve. Le premier est qu’il a la pire distance de travail des objectifs que j’ai testée ici : seulement 10 centimètres / 3,9 pouces au grossissement 1:1.

Le second est qu’il s’agit d’un objectif entièrement manuel qui ne possède même pas de puce CPU pour l’enregistrement des données EXIF (à part la version Canon EF de l’objectif).

Il ne permet pas non plus de faire la mise au point automatique ni de modifier l’ouverture via l’appareil photo lui-même, mais uniquement via la bague d’ouverture de l’objectif.

Par conséquent, vous aurez un viseur plus sombre lorsque vous réduisez l’ouverture de l’objectif Laowa, contrairement à tous les autres objectifs présentés ici.

Compte tenu de cela, le meilleur objectif polyvalent de cette liste n’est pas le Laowa, mais plutôt le Tamron 90 mm f/2.8. Il présente une netteté remarquable, tant à des distances de mise au point rapprochées que plus éloignées.

C’est également l’un des objectifs macro les plus légers que vous trouverez, tout en offrant des fonctions telles que l’autofocus et la réduction des vibrations.

Il n’est pas apochromatique, mais il offre un bokeh agréable et ne présente pas trop de franges de couleur. Cependant, son prix est élevé (650 €) et il n’offre pas d’autofocus correct avec le système Nikon Z.

Si vous utilisez un boîtier Nikon Z et que vous avez besoin d’autofocus, je vous conseillerais d’opter pour le Sigma 105mm f/2.8 plutôt que pour le Nikon F 105mm f/2.8. Il est plus avantageux à 570 € qu’à 900 €, et les deux objectifs sont de toute façon comparable en termes de qualité d’image.

Si vous préférez acheter un objectif de marque Nikon et que vous avez un budget plus élevé, je ne recommande toujours pas le Nikon F 105mm f/2.8 VR. Dépensez plutôt 100 € de plus pour obtenir l’objectif macro Nikon Z 105 mm f/2.8 natif, qui est meilleur à tous points de vue.

Enfin, si votre budget est limité et que vous utilisez un reflex numérique doté d’un autofocus, le Tokina 100 mm f/2.8, d’une valeur de 430 €, vous conviendra parfaitement.

Bien qu’il ne soit pas aussi net que les autres objectifs aux distances de mise au point rapprochées, il n’est pas si mal, et il fait un excellent travail aux distances normales. C’est également l’objectif le plus petit et le plus léger de cette liste.

Le seul objectif que je déconseille est l’Irix 150mm f/2.8. Il a la meilleure distance de travail de tous les objectifs de cette liste, et l’absence de franges de couleur en arrière-plan est excellente, mais ces avantages ne l’emportent pas sur les inconvénients.

L’Irix est un objectif beaucoup plus grand et plus lourd que les autres objectifs présents sur cette liste ; il se situe dans la moitié inférieure de la plage de netteté ; il coûte assez cher pour ce qu’il fait à 600 € ; et il n’offre que la mise au point manuelle.

Certains photographes peuvent néanmoins trouver qu’il répond bien à leurs besoins, mais à moins d’être l’un de ces photographes, je recommanderais d’abord les autres objectifs.

10040

C’est tout pour ce comparatif ! J’espère que vous l’avez trouvé utile. 

Si vous avez des questions sur ces objectifs macro, faites-le-moi savoir ci-dessous. J’ajouterai d’autres objectifs macro à ce comparatif au fur et à mesure que je les testerai, notamment les prochains Nikon Z 50mm f/2.8 et 105mm f/2.8, et, je l’espère, d’autres objectifs macro de 150mm et plus.

Pour l’instant, si vous souhaitez soutenir les efforts déployés pour réaliser des comparatifs détaillés comme ceux-ci, vous pouvez acheter ces objectifs :

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