A partir d’une même distance de travail, il est possible de définir un grand nombre de points  de vue différents en jouant sur l’attitude. Si le choix d’un point de vue à hauteur du sujet restitue fidèlement ce dernier (du fait d’une perspective douce), il est parfois judicieux d’adopter un angle de vue moins classique.

Oser la plongée et la contre-plongée

scenes-de-rue

Sur le terrain et en fonction des circonstances, le choix d’un angle de vue en plongée (objectif orienté vers le bas plus ou moins fortement) peut être attrayant pour renforcer la sensation visuelle d’écrasement de l’homme, comme oppressé par multiples bâtiments qui l’entourent.

Un tel point de vue impose des lignes de fuites très prononcées  si l’on opère à une distance de travail relativement courte.  Il est alors pertinent de baser la composition de l’image sur l’équilibre entre ces différentes lignes de fuite afin de renforcer son impact visuel.

A l’inverse, à grande distance de travail, le choix de la plongée s’avère souvent bien peu efficace, la douceur de la perspective ne permettant pas d’utilisé à bon escient la force graphique des lignes de fuite des bâtiments (ou tout autre élément massive de composition).

Notez en cas d’éclairage urbain en contre-jour, la plongée es souvent idéal pour mettre en avant les ombres de personne et jouer sur leur attrait graphique. L’élément humain est ainsi réduit à sa plus simple expression.

La contre-plongée (appareil photo orienté vers le haut) est également utile pour accentuer la force visuelle des plus grand bâtiments, les quelles apparaissent alors énormes en comparaison avec les silhouettes fragiles des hommes qui les ont bâtis.

Parallèlement, le choix du point de vue au ras du sol (un écran orientable ou, à défaut, un viseur d’angle constituent alors des aides précieuses à la composition) permet de renforcer le dynamisme des piétons, leurs silhouettes étirées en hauteur s’accordant avec les lignes des immeubles susceptible d’être inclus dans l’arrière-plan de l’image.

Le choix de la plongée ou de la contre-plongée apporte une variété aux images et évite de verser dans la monotonie. Toutefois, il est préférable d’utiliser de tels angles de vue avec parcimonie, car l’effet visuel qui en résulte devient rapidement lassant.

Au final, l’équilibre d‘une série de photo urbaines repose sur le subtil dosage entre les diverses perspectives choisies mais aussi entre les prises de vue aux angles conventionnels (à hauteur d’œil ou à hauteur du sujet) et celles réalisées sous des angles plus audacieux, en plongée ou en contre-plongée.

Vous aimerez aussi ...