Ces dernières années, on a vu naître un nombre croissant d’objectifs pour appareils photo Fuji à monture X. À tel enseigne que les utilisateurs de Fujifilm ont désormais l’embarras du choix.

Cependant, alors que de nombreux objectifs fujifilm à monture X excellent en termes d’optique et de performance, la liste se rétrécie lorsqu’on réduit notre recherche aux seuls objectifs spécifiquement dédiés à la vidéo.

Quels sont donc les meilleurs objectifs Fuji à monture X dédié à la vidéographie ?

Et comment choisir les bons pour votre propre travail?

Ce guide va vous éclairer.

Fuji XF 16-55mm f2.8

Fuji XF 16-55mm f/2.8

Un seul objectif pour tout faire ?

Lorsqu’il s’agit de réaliser des vidéos avec un fujifilm à monture X, s’il fallait choisir un seul objectif, ce serait probablement le Fuji XF 16-55mm f/2.8.

Avec un autofocus fluide et silencieux, une qualité d’image nette et une ouverture maximale rapide, le XF 16-55 mm f/2.8 de Fuji est un zoom solide et polyvalent qui excelle en vidéo.

Le 16-55 mm f/2.8 offre un rendu des couleurs époustouflant et un très joli rendu des zones floues, ce qui le rend particulièrement adapté aux situations de tournage où l’esthétique est une priorité.

Et contrairement à de nombreux zooms, la qualité de l’image au centre est très nette, même à la grande ouverture, seuls les coins présentent une douceur remarquable.

L’autofocus fonctionne correctement ; non seulement il est rapide, mais il est aussi particulèrement silencieux.

Que vous préfériez utiliser un micro externe ou vous fier aux capacités d’enregistrement audio intégrées de votre appareil, le bruit du moteur AF ne posera aucun problème.

Il est vrai que si votre appareil photo n’est pas bien réglé, les transitions peuvent parfois être un peu saccadées.

Donc, pour des mises au point AF plus fluides, veillez à tester différents réglages de vitesse et de sensibilité de mise au point.

Fabriqué en métal et en plastique de qualité supérieure, cet objectif n’est ni le plus petit ni le plus léger.Cependant, travailler avec cet appareil est un véritable plaisir.

Bien sûr, la mise au point automatique ne donne jamais des résultats aussi satisfaisant qu’une véritable mise au point manuelle. Mais disons simplement que le 16-55 mm f/2.8 fait du très bon travail.

Pour les propriétaires d’appareils Fuji dotés d’un système de stabilisation d’image intégré, le 16-55 mm f/2.8 n’a rien qui puisse les laisser insatisfaits.

En revanche, pour les utilisateurs d’autres modèles Fuji, en particulier ceux qui réalisent de nombreuses prises de vue à main levée, l’absence de stabilisation d’image peut très bien constituer un véritable frein à l’achat de cet objectif.

Dans l’ensemble, le Fuji 16-55 mm f/2.8 est simplement un objectif très fiable et performant qui permet de réaliser des vidéos de qualité dans la plupart des situations d’enregistrement.

Non seulement il est en tête de notre liste des meilleurs objectifs vidéo pour les appareils photo Fuji à monture X, mais il est tout simplement l’un des meilleurs objectifs disponibles pour Fuji de façon générale. C’est pourquoi il a également fait partie de notre récent guide des meilleurs objectifs pour Fuji X-T4.

Les vidéastes utilisateurs de Fuji à la recherche d’un objectif grand angle sur lequel ils peuvent compter feraient bien de jeter un coup d’œil au Fujinon 16mm f/1.4 R WR.

Doté d’une optique enviable, d’une ouverture maximale rapide et de solides performances AF, c’est un objectif qui convient parfaitement à un large éventail de scénarios cinématographiques.

Avec une couverture équivalente à celle d’un objectif de 24 mm en plein format, le 16 mm f/1.4 est idéal pour les prises de vues panoramiques ou les tournages en intérieurs.

Il est également très performant en photographie de sports et d’action, où le grand angle combiné à une mise au point rapprochée permet d’obtenir des séquences dynamiques et passionnantes.

Bien qu’il existe des objectifs offrant un autofocus plus rapide que le 16 mm f/1.4, ce ne sera pas une préoccupation majeure pour quiconque l’utilise essentiellement pour la vidéographie. En effet, ici, la fluidité de l’action, la précision et le silence sont généralement plus appréciés que la vitesse. Inutile de dire que le 16 mm f/1.4 excelle dans ces trois domaines.

Néanmoins, pour obtenir de meilleurs résultats, assurez-vous de tester différents réglages AF.

Pour commencer, essayez de régler la sensibilité au maximum et la vitesse de mise au point automatique au minimum, puis ajustez si nécessaire.

Ceux qui préfèrent régler la mise au point manuellement seront sans doute heureux d’apprendre que la bague de mise au point manuelle frôle la perfection.

De plus, elle dispose de réelles butées ! et la possibilité de passer de la mise au point automatique à la mise au point manuelle d’un simple mouvement dans les deux sens.

Le piqué au centre reste très élevé, et ce, dès la plus grande ouverture f/1,4 mais les bords souffrent d’un manque de finesse dans la restitution des fins détails. Quoi qu’il en soit, le phénomène s’atténue à mesure que l’on ferme le diaphragme.

A part ça, on ne retrouve pas de défauts optiques majeurs.

Tout d’abord, ce n’est pas un objectif conçu pour la monture X, je l’ai inclus dans ce guide à cause de son prix, c’est une très belle alternative aux objectifs natifs de Fuji dédié à la vidéographie.

Vous aurez besoin d’un adaptateur pour le faire fonctionner avec votre appareil photo Fuji.

Avec une longueur focale équivalente à un 27-53mm en plein format, l’objectif 18-35mm f/1.8 Art de Sigma n’est clairement pas le zoom le plus polyvalent qui existe.

Ce qui lui manque en termes de plage focale, il le compense largement en termes de qualité.

Et pour être réaliste, les vidéastes qui connaissent vraiment leur métier auront rarement besoin d’autre chose que d’un objectif standard et d’un grand angle modéré ; et pour cela, le 18-35 mm f/1.8 est plus que parfait.

Il est intéressant de noter que Sigma était autrefois connu pour être une alternative économique à des marques comme Nikon et Canon. C’était l’époque où tous les grands fabricants japonais produisaient encore tout au Japon.

Bien sûr, le monde étant ce qu’il est aujourd’hui, la plupart des grandes marques japonaises sous-traitent désormais une grande partie de la fabrication à des usines situées dans des pays d’Asie du Sud-Est, où le contrôle de la qualité n’est pas toujours à la hauteur des normes.

Pas Sigma. En effet, comme la marque produit toujours au Japon – une nation connue depuis longtemps pour la qualité exceptionnelle de sa fabrication – on pourrait dire qu’aujourd’hui Sigma est la marque haut de gamme et que toutes les autres ne sont que des versions économiques.

Une telle théorie est certainement soutenue par cet objectif.

Tout d’abord, la qualité de l’image est superbe ; à 18 mm, vous pouvez vous attendre à un piqué exceptionnel au centre, avec une baisse négligeable de la résolution vers les bords ; à 35 mm, l’image est très peu différente, avec un piqué saisissant au centre, et ce même à l’ouverture maximale de f/1,8.  

Par ailleurs, les aberrations chromatiques sont si subtiles qu’elles sont à peine remarquables et le flare est bien maîtrisé.

Et que dire de cette ouverture maximale constante de f/1.8 ?

Impressionnante, c’est le moins que l’on puisse dire ! Non seulement elle laisse entrer plus de lumière, mais les effets de profondeur de champ sont désormais à la portée des utilisateurs d’APS-C également.

Et heureusement, le bokeh est très joli, grâce aux neuf lames de diaphragme arrondies.

L’objectif est équipé d’un moteur de mise au point ultrasonique rapide et quasi-silencieux.

Sachez toutefois que dans les situations d’enregistrement les plus silencieuses, un léger bruit de moteur peut être capté par le micro interne de votre appareil photo (mais ce n’est pas une fatalité, il est vraiment très silencieux).

De plus, la mise au point et le zoom sont internes, ce qui sous-entend que l’élément frontal ne s’étend pas lors de l’exécution de ces tâches.

Voilà pour les bonnes nouvelles.

Voici la mauvaise : bien que l’objectif Sigma 18-35mm Art soit disponible pour plusieurs types d’appareils photo, Fuji n’en fait malheureusement pas partie pour le moment.

Tout n’est pas perdu, cependant, car heureusement l’ajout d’un adaptateur Fringer EF-FX PROII rendra le Sigma compatible avec la plupart des appareils photo à monture X de Fuji.

Certes, l’adaptateur ajoute une dépense supplémentaire considérable au prix d’achat de l’objectif.

Mais tout d’abord, c’est un objectif vraiment génial. Et deuxièmement, il est vendu beaucoup moins cher que la plupart des offres natives de Fuji.

Le prix total est donc essentiellement le même que si vous achetiez un objectif Fuji.

La seule différence est que cet objectif est mieux adapté à la vidéo (essayez de ne pas vous attarder sur le fait que les utilisateurs de Canon et de Nikon peuvent utiliser le même objectif extraordinaire pour environ 30 % de moins que vous).

Vous recherchez un angle de vue encore plus large que celui offert par le Fujinon 16mm f/1.4 (ci-dessus) ?

Le Rokinon/Samyang 12mm f/2 est un objectif grand angle extrêmement résistant et incroyablement compact, qui, sur un appareil photo doté d’un capteur APS-C, offre un angle de vue équivalent à 18mm.

Le Rokinon/Samyang 12mm f/2 est disponible pour les appareils photo Fuji à monture X et est particulièrement bien adapté pour être utilisé en vidéographie.

Mais commençons par mettre au clair la caractéristique la plus controversée de cet objectif : la mise au point est uniquement manuelle.

C’est vrai, pas d’autofocus d’aucune sorte. Comme au bon vieux temps.

Ceux qui recherchent un objectif facile à utiliser pour enregistrer des vidéos de vacances ou des vlogs peuvent passer directement à l’objectif suivant de notre liste ; le Rokinon/Samyang 12mm f/2 n’est pas pour vous.

Mais pour les cinéastes plus dévoués et plus patients – ceux qui préfèrent prendre le contrôle total de chaque élément de leurs productions vidéo – cet objectif est peut-être celui que vous attendiez.

Comment cela ?

La mise au point est également un jeu d’enfant. Si c’est de cette façon que vous aimez travailler – lentement et librement – vous ne serez pas déçu par cet objectif.

La mise au point n’est pas la seule à être manuelle, l’ouverture est également contrôlée mécaniquement par une bague.

En effet, le fait de retourner les molettes de votre appareil photo ne changera rien à l’ouverture de l’objectif ; votre appareil ne sait pas quelle ouverture vous utilisez, il faudra donc tout régler à la main.

Si vous pouvez vivre avec ça (et vraiment, ce n’est pas si grave), vous serez récompensé par un objectif qui offre d’excellentes performances optiques à un prix très attractif. Non seulement les images produites par le Samyang/Rokinon sont d’un piqué magnifique, même lorsqu’elles sont prises à grande ouverture, en outre, l’objectif souffre de très peu de défauts ou d’anomalies optiques.

Par exemple, le flare est bien contrôlé. Et s’il existe une aberration chromatique évidente vers les bords, elle est facilement corrigée en post-traitement.

Il convient également de noter qu’il existe un vignettage assez évident dans les coins. Mais pas plus que ce que l’on pourrait attendre d’un objectif de cette longueur focale.

Enfin, même si vous aurez du mal à atteindre une profondeur de champ suffisamment faible pour remarquer le bokeh produit par cet objectif, soyez assuré que, dans les rares occasions où cela se produit, le rendu est parfaitement attrayant.

En résumé, le Rokinon/Samyang 12mm f/2 produit d’excellentes images, est doté d’une ouverture maximale rapide, offre un véritable contrôle manuel de la mise au point et ne coûte pas cher.

Pour de nombreux photographes Fuji à la recherche d’un objectif ultra grand angle pour la vidéo, ce sera une combinaison gagnante.

Avec un champ de vision équivalent à celui d’un objectif 35 mm sur un appareil photo plein format, le Fujinon 23 mm f/2 iR WR est un objectif net et rapide, proposé à un prix très avantageux.

Comme la plupart des objectifs Fujinon, le XF 23mm f/2 est bien construit, il dispose d’une protection contre les intempéries, d’une construction en métal et d’une bague de diaphragme manuelle. En effet, le seul élément en plastique que vous trouverez sur cet objectif est le bouchon de l’objectif.

L’autofocus est rapide comme l’éclair, très précis et quasi silencieux ; vous pourrez, tout au plus, détecter un léger bourdonnement si vous utilisez le micro intégré de l’appareil pour enregistrer de la musique.

Même en basse lumière, l’autofocus est rapide et ne montre aucun problème.

La bague de mise au point manuelle, tourne en douceur et en silence, avec juste le bon degré de résistance, ce qui la rend bien adaptée à la vidéo.

Cet objectif est doté d’une belle bague de diaphragme manuelle. Cette dernière est particulièrement agréable. Elle est crantée au 1/3 d’IL, bien que seuls les diaphragmes complets soient représentés par des indications sur le fût.

Une autre rotation de la bague permet d’accéder au mode d’exposition automatique (A).

L’objectif jouit d’un « beau » comportement, avec un piqué qui augmente à mesure que l’on ferme le diaphragme et qui diminue une fois passée l’ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction.

Les performances de f/5,6 à f/11 sont assez stables. À la plus grande ouverture, l’objectif délivre des images parfaitement homogènes entre le centre et les bords extrêmes, avec un piqué très correct.

Ce 23 mm dispose d’une grande ouverture maximale de f/2 associée à un diaphragme à 9 lamelles. Malgré le fait que les hybrides Fujifilm utilisent de « petits » capteurs APS-C, il est tout à fait possible de jouer avec la profondeur de champ et de faire ressortir un sujet par rapport à son arrière-plan.

Bien que le 23 mm f/2 ne soit pas stabilisé, il est bien équilibré pour être utilisé avec les appareils photo à monture X de Fuji.

Donc, tant que vous avez une main stable, le tremblement de l’appareil ne devrait pas poser trop de problèmes. Enfin, le prix de cet objectif est beaucoup plus compétitif que celui de certaines des offres de Fuji, ce qui en fait une proposition intéressante pour les vidéastes disposant d’un budget relativement serré.

Avec un champ de vision comparable à un 137 mm sur un appareil photo plein format, le Fujifilm 90 mm f/2 R LM WR est un excellent téléobjectif de focale moyenne qui convient très bien à la vidéo.

En effet, comme il combine une ouverture maximale rapide avec une optique très précise et un autofocus impressionnant, il n’y a vraiment pas grand-chose dans le 90 mm f/2 qui puisse laisser les vidéastes Fuji-centriques sur leur faim.

L’objectif bénéficie d’une optique quasi parfaite. Les couleurs, les détails et le piqué sont exemplaires. Une ouverture de f/2 sur un objectif de cette longueur focale permet d’obtenir des flous d’arrière-plans exceptionnels.

Le suivi AF fonctionne parfaitement lorsqu’on suit un sujet en mouvement et il n’y a pratiquement aucun bruit de moteur.

La bague de mise au point manuelle est un réel plaisir à l’usage. Elle est large, confortable et offre une fluidité parfaite. Par contre, elle ne dispose pas de repères de butée pour indiquer la distance minimale ou l’infini, ni d’indicateur de distance de mise au point.

La qualité de construction et la tropicalisation de l’objectif ajoutent à sa réputation. Cependant, en fonction de l’appareil photo Fuji que vous possédez, l’absence de stabilisation d’image peut être un obstacle.

Dans l’ensemble, cependant, il s’agit d’un objectif de très haute qualité. Et pour les cinéastes à la recherche d’un objectif de cette longueur focale, il n’y a vraiment rien de mieux pour la monture X à l’heure actuelle.

Le guide du vidéaste Fuji

L’ouverture

Une ouverture rapide permet de filmer en basse lumière et offre une profondeur de champ plus faible, souvent très prisée en vidéographie, pour créer un aspect véritablement cinématographique.

En d’autres termes, il est préférable d’avoir un objectif doté d’une ouverture maximale suffisamment lumineuse.

Le problème ? Plus l’ouverture du diaphragme d’un objectif est grande, plus il a tendance à coûter cher.

En réalité, au moment de choisir un objectif pour vos vidéos avec votre appareil photo Fuji à monture X, il faut tout le temps négocier entre une ouverture maximale, d’une part, et votre budget, d’autre part.

 

Bokeh

Le bokeh désigne la qualité des zones floues d’une photo ou d’un film qui se trouve en dehors de la profondeur de champ.

Le bokeh ne concerne pas tant le flou d’arrière-plan que l’aspect de ces zones floues.

Le bokeh est le résultat d’une diversité de facteurs, mais la plupart impliquent votre objectif. Un objectif qui crée des zones floues douces et lisses sera généralement plus apprécié qu’un objectif qui produit un arrière-plan chargé et distrayant.

 

Pourquoi est-ce important pour vous en tant que vidéaste ?

Eh bien, comme nous l’avons mentionné plus haut, pour donner un aspect véritablement cinématographique à vos séquences vidéo, vous devez utiliser une grande ouverture, ce qui permet de rendre l’arrière-plan flou.

La qualité du bokeh produit par votre objectif devient alors très apparente.

Avec un peu de chance, votre vidéo sera suffisamment captivante pour empêcher au gens de se préoccuper de ce qui se passe en arrière-plan.

Lorsque la qualité du bokeh produit par un objectif est particulièrement médiocre, c’est-à-dire s’il est chargé ou manque d’esthétique, il risque de devenir une véritable source distraction.

Un bokeh lisse, en revanche, permet très souvent à ce que l’arrière-plan passe largement inaperçu.

Et dans la réalisation de films, c’est exactement ce que l’on recherche

 

Le piqué

Si l’on devait choisir entre un objectif net et un objectif qui produit des images floues, il est clair que personne ne choisirait le second.

Cela dit, il est important de savoir que la plupart des objectifs modernes sont très nets, et que les débats sur les mérites relatifs d’un objectif par rapport à un autre portent essentiellement sur le degré de netteté.

En bref, aucun objectif moderne n’est vraiment épouvantable en termes de netteté de l’image.

Il est également important de se rappeler que lorsqu’un objectif est un peu mou, le problème tend à être plus visible sur les bords que dans le centre de l’image.

Et la plupart du temps, votre sujet se trouve au centre, ce qui fait que ça ne pose vraiment pas de problèmes.

C’est vrai que la douceur est généralement plus visible lorsque la prise de vue est faites aux plus grandes ouvertures, ce que vous vous serez très souvent emmené à faire en tant que réalisateur.

Mais gardez à l’esprit qu’une grande ouverture signifie une profondeur de champ étroite, et que les détails des bords risquent d’être flous de toute façon en raison de l’ouverture étroite.

L’adoucissement des bords ne sera donc pas pertinent.

 

Zooms et objectifs

Les zooms sont pratiques. Ils permettent de disposer de plusieurs objectifs en un seul, sans avoir à se soucier d’en changer en cours de prise de vue.

Le problème avec les zooms, cependant, est que pour faire tenir plusieurs objectifs en un seul, il faut faire certains compromis.

Les principaux compromis se situent généralement au niveau du piqué de l’image, de l’ouverture maximale et du prix.

Par exemple, vous pouvez trouver un zoom très précis, mais qui vous coûtera probablement très cher et n’aura pas une ouverture maximale très rapide.

Ou bien, s’il est bon marché et a une ouverture maximale rapide, il ne sera peut-être pas très net. Et ainsi de suite.

Les objectifs à focale fixe, en revanche, sont généralement très précis, relativement abordables et offrent d’excellentes capacités de collecte de lumières sous la forme d’une ouverture maximale rapide.

Mais vous devrez en acheter et transporter plusieurs pour couvrir la même gamme de distances focales que le zoom moyen.

Les deux options sont valables. C’est à vous de voir.

 

Mise au point pour le travail vidéo

Le choix d’un objectif qui assure une mise au point précise sera toujours une considération importante, mais elle devient encore plus importante lorsque vous envisagez d’utiliser un objectif pour la vidéographie.

 

Autofocus

Bien que la vitesse de l’autofocus soit très prisée par la plupart des photographes – en particulier ceux qui photographient régulièrement des sujets en mouvement, comme les photographes de sport ou de documentaires – elle n’est généralement pas la première préoccupation des vidéastes.

La précision de la mise au point est plus importante, de même que la capacité des moteurs AF à suivre l’action (rapide ou non) de manière cohérente et sans hésitation.

Cela dépend bien sûr en partie de l’objectif lui-même.

Mais si vous n’obtenez pas immédiatement les résultats que vous attendiez d’un objectif Fuji donné, il est important de savoir que les performances peuvent souvent être améliorées de manière considérable (ou non) en fonction de la vitesse de l’AF et des paramètres de sensibilité de suivi de votre caméra.

Gardez également à l’esprit que vous obtiendrez les meilleurs résultats AF en enregistrant la vidéo en interne – c’est-à-dire directement sur l’appareil – plutôt qu’en externe.

Au-delà des performances de l’autofocus, il y a aussi la question du bruit du moteur AF.

Si vous vous intéressez sérieusement à la vidéographie, vous apprendrez rapidement que le microphone intégré d’un appareil photo n’est pas le meilleur moyen d’enregistrer du son.

Il faudra investir dans un micro qui sera monté sur la caméra. En attendant, n’oubliez pas que certains systèmes de mise au point automatique sont plus silencieux que d’autres.

En outre, un moteur AF bruyant peut facilement apparaître sur la piste audio si vous enregistrez via les micros internes.

 

Objectifs à mise au point manuelle

Si l’autofocus peut être un outil puissant en vidéographie, de nombreux cinéastes opteront pour une mise au point manuelle dans certaines situations, voire dans toutes les situations, en fonction de leur style.

Si l’avantage de l’autofocus est le fait que la caméra fait le plus gros du travail à votre place, l’inconvénient est que vous avez peu de contrôle sur la façon dont la mise au point est effectuée et à quel moment.

L’avantage de la mise au point manuelle est qu’elle offre un plus grand contrôle. En effet, de nombreux effets de mise au point créatifs, qui sont des techniques essentielles de la narration visuelle, ne peuvent pas être réalisés aisément au moyen de l’autofocus.

Ce qui est frustrant, pour les utilisateurs de Fuji, c’est que les objectifs Fujinon natifs ne sont pas dotés d’une véritable mise au point manuelle.

Une véritable mise au point manuelle veut tout simplement dire que lorsque vous tournez la bague de mise au point, qu’une pression soit appliquez directement sur les pièces mécaniques de l’objectif, qui se déplacent en fonction de vos propres mouvements. Bougez vite et les éléments bougeront également rapidement, bougez lentement et ils bougeront lentement.

En revanche, avec un objectif à mise au point électronique, le fait de tourner la bague de mise au point « manuelle » envoie un signal électronique aux moteurs de mise au point de l’objectif, qui déplacent les éléments de l’objectif à votre place.

Cela signifie qu’il n’y a pas de véritable connexion entre vos données et le comportement de l’objectif. Et bien que cette méthode offre une certaine sensation et un certain contrôle de la mise au point manuelle, il s’agit essentiellement d’une simulation électronique de la mise au point manuelle.

Par conséquent, elle n’offre pas le même degré de contrôle que celui offert par une mise au point mécanique authentique.

Heureusement, un certain nombre de fabricants d’objectifs tiers produisent des objectifs pour Fuji à monture X qui sont dotés de véritables capacités de mise au point manuelle.

 

Stabilisation de l’image

Quel que soit le type d’images que vous envisagez prendre, la stabilisation optique de l’image est une fonctionnalité très utile sur un objectif. Mais elle est particulièrement utile sur un objectif dédié à la vidéo. Surtout si vous prévoyez de filmer à main levée.

Malheureusement, très peu d’objectifs pour appareil photo Fuji à monture X sont équipés d’une stabilisation optique de l’image.

Si vous possédez l’un des rares appareils photo Fujifilm dotés d’une stabilisation d’image intégrée, comme le Fuji X-T4 par exemple, vous n’avez pas à vous soucier de ce problème.

Pour tous les autres, cependant, l’achat d’un objectif doté de sa propre stabilisation d’image pourrait bien être un investissement judicieux. En supposant que vous en trouviez un qui s’adapte à votre appareil photo.

 

Réflexions finales

Comme nous l’avons vu, lors du choix d’un objectif dédié à la vidéo, il vous faudra prendre en compte de nombreux éléments importants, au-delà de ceux qui concernent le photographe moyen ou le photographe occasionnel.

J’espère cependant qu’en parcourant mon guide sur les meilleurs objectifs vidéo pour appareils photo Fuji à monture X, vous avez maintenant une idée claire des caractéristiques qui seront les plus importantes lors du choix d’un objectif ou de votre propre enregistrement vidéo.

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